Plutôt stable, performante et confortable, la NIU KQi 100F se démarque surtout par sa praticité grâce aux poignées pliantes et son poids contenu, mais pèche par son freinage et son écran. Nous l’avons testée, voici notre verdict.

Difficile de s’imposer sur le marché des trottinettes électriques en France. Derrière les mastodontes Xiaomi et Segway-Ninebot, il ne reste que des miettes. Parmi les outsiders, NIU propose une gamme aux modèles alternatifs.
Si le haut de gamme KQi 300 modifiait à peine la précédente KQi3, la KQi 200 apportait une vraie amélioration en 2025, dont une version « F » dotée de poignées pliantes. La petite sœur du catalogue NIU KQi 100F, lancée fin 2024, inaugurait cette évolution avec des caractéristiques plus modestes. Poids, praticité, performances, que vaut cette trottinette électrique à 329 euros ? Est-elle au niveau des rivales ? On l’a testée pour vous.
Fiche produit
| Modèle | NIU KQi 100F |
|---|---|
| Autonomie annoncée | 29 km |
| Temps de recharge annoncé | 360 min |
| Vitesse max | 25 km/h |
| Puissance du moteur | 300 watts |
| Poids maximal supporté | 120 kg |
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.
Une trottinette électrique bien dans son époque
Comme ses grandes sœurs, la NIU KQi 100F est plutôt avenante, même si elle perd toute couleur pour contraster avec le noir intégral. Le dessin est assez moderne, avec une suspension avant légèrement déportée à l’avant, et une batterie qui épouse parfaitement le châssis (contrairement à la KQi1 qu’elle remplace).

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

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Son deck offre des parties avant et arrière relevées à l’instar des KQi 200 et 300. C’est confortable pour les pieds avec une surface généreuse, même si la partie arrière est peu exploitable car trop verticale. Mais le plus dérangeant est que la surface en plastique dur, sonnant creux, fait cheap et est peu adhérente.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

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Les garde-boues sont très enveloppants, plutôt rigides, mais du même acabit côté matériaux, et que l’on aurait aimés un peu plus longs à l’arrière. L’éclairage est intégré au garde-boue arrière, avec une fonction stop, tandis que l’éclairage avant perché dans la potence est fixe, et ne reprend pas le halo diurne des autres NIU. Le guidon ajoute tout de même les clignotants, présents aux extrémités des poignées. Comme de coutume, ils sont peu visibles en conduisant avec des gants et/ou lorsque l’on a de grandes mains.
Une belle conception de pliage en deux temps
La KQi 100F se définit donc comme une trottinette électrique pliante, voire très pliante avec son F comme « Fold ». La première étape est donc de plier les poignées, en poussant leurs fixations près de la potence.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid
C’est parfois récalcitrant, et demande à s’y reprendre plusieurs fois, notamment pour la gauche (!). Mais en ayant le coup de main (littéralement), c’est très pratique puisque l’on passe de 58 à 17 cm en quelques secondes, de quoi stocker l’engin facilement partout.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid
La suite reste classique avec un pliage de la potence, avec son réceptacle bien pensé et qui tient bien en portant la trottinette électrique. Le poids est assez limité pour la NIU KQi 100F, mesuré précisément à la valeur officielle de 17,6 kg. Bonne nouvelle, le poids maximum de l’utilisateur est de 120 kg, pas mal pour un modèle sous les 400 euros !

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Le minimum requis pour suivre ses trajets
Si le design et l’équipement sont satisfaisants, l’écran nous renvoie au pays de l’entrée de gamme. C’est mieux que les voyants de la KQi1, mais c’est presque étonnant de ne pas revoir celui de la KQi 200F, qui cède la place à un mini-affichage LCD sur la droite du guidon. C’est lumineux certes, mais très petit pour exposer la vitesse à deux chiffres, le mode engagé, la jauge de batterie et les icônes de phare et de Bluetooth.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid
Peu avenant mais suffisant pour le commun des mortels, il est surtout très peu ergonomique avec des boutons minuscules. Le bouton principal supérieur sert à gérer l’allumage, les modes et l’éclairage, mais il est trop proche des boutons de clignotants… l’un sur l’autre. Résultat, on se trompe très souvent entre les deux clignotants, voire on change de mode en pleine conduite. Il faut changer ça !
Un bilan complet de statistiques et des réglages de modes
En revanche, pas grand-chose à redire sur la connectivité, qui est identique aux autres trottinettes électriques NIU. Les graphismes, l’ergonomie et la fluidité y sont remarquables, avec quelques fonctionnalités : le verrouillage du moteur, des informations supplémentaires (pourcentage de batterie, autonomie restante) ou l’enregistrement des trajets.
Ce dernier est complet, avec 3 volets à défiler en hauteur, qui affiche vitesse, distance et durée. NIU devrait toutefois le perfectionner, car le niveau de batterie et d’autonomie reste bloqué à 0. Aussi, il faut arrêter ainsi son trajet pour connaître l’état de sa batterie ou réaliser des réglages, ce qui est peu pratique. Une fois stockés, les trajets renseignent sur la position géographique, les données de vitesse et de temps ainsi que l’accélération G… maximale subie. Pourquoi pas, ça ne le transforme pas non plus en avion de chasse.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

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Plus bas sur l’écran d’accueil, la NIU KQi 100F permet des réglages de vitesse de démarrage, de niveau de freinage régénératif, ou une limite de charge entre 80 et 100 %. Se cache aussi un mode secret « Dynamique », que l’on aborde plus bas. En bas de page, l’accès aux revendeurs, code d’erreurs et de contact SAV est inclus. À l’opposé, tout en haut, trois petits points donnent accès à des infos comme le nombre de cycles de charge ou la mise à jour du logiciel.
Un moteur assez performant
Avec son petit moteur d’une puissance nominale de 300 W, on n’attendait pas forcément des démarrages en trombe. La NIU KQi 100F est un peu lente à se lancer dans les premiers km/h mais les accélérations sont assez bonnes, grâce à 600 W en pic et 18 Nm de couple. C’est très linéaire, sans à-coups, avec une petite mise en puissance dans les relances.

Une fois le mode « Dynamique » activé dans l’appli, la trottinette électrique est très légèrement plus nerveuse. Mais elle ne peut se défaire de grosses pentes (15 % maxi), ce n’est pas fait pour se hisser au sommet de la butte Montmartre.
Un comportement agile, et un confort très satisfaisant
La conduite de la KQi 100F est sage, le comportement aussi, avec une aisance dans les changements de directions, grâce à un centre de gravité très bas. Attention toutefois à la garde au sol faible (8 cm) si vous prenez des gros trous ou trottoirs. Sur ces derniers, les roues de 9,5 pouces et les pneus de 2,3 pouces de large s’en accommodent assez bien, et la petite fourche suspendue d’une débattement de 36 mm offre un confort acceptable sur les trajets.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid
C’est même mieux que sa concurrente Ninebot E3 malgré sa double suspension à bras oscillants. On n’ira pas la mener sur de gros pavés où elle joue avec les limites, mais passer sur des routes dégradées ou des chemins peu accidentés reste possible, avec une stabilité notoire.
Freinage et accélérateur à parfaire
Sous la pluie, la NIU fait le job grâce à ses pneus, et elle revendique une résistance IPX5 (on déconseille tout de même les flaques d’eau). Le freinage n’est toutefois pas à la hauteur, avec plus de 6 mètres pour s’immobiliser après s’être lancé à 25 km/h, via un frein tambour avant associé à un frein électronique arrière.
Attention à ne pas régler ce dernier au niveau maximal, car le freinage est trop brusque en arrêtant d’accélérer, le niveau moyen suffit amplement. D’ailleurs, la poignée tournante à droite du guidon pourrait être plus dure à actionner, car elle donne quelques cas d’accélérations intempestives.
Une autonomie très moyenne
Dans le deck assez épais, la batterie fixe propose une capacité de 243 Wh. C’est moins que la Ninebot E3 E (276 Wh) mais davantage que la Xiaomi Electric Scooter 6 Lite (210 Wh). Sur le papier, la NIU KQi 100F annonce 29 km d’autonomie maximale, mais toujours en cycle théorique (15 km/h continus, plat, 70 kg).

Nous avons réalisé plusieurs cycles de charge, autour de 15°C, avec 80 kg, en mode S à 25 km/h de vitesse max. Nos trajets ne sont pas plats, avec quelques petits dénivelés, et surtout de nombreux arrêts et accélérations. En pratique, la trottinette électrique arrive à parcourir entre 12 et 14,5 km, variant selon la température (13 à 17 °C exactement). La consommation est ainsi très élevée, autour de 17,2 Wh/km.
Attention, sous 20 %, on note une grosse dégradation de la puissance, tandis qu’il est difficile de rouler au-dessus de 20 km/h sous 10 %. La conduite devient ensuite impossible à 15 km/h, que l’on stoppe à 5 %.
Une recharge correcte, avec un suivi facile
En raison de la petite quantité d’énergie, la recharge n’est pas très longue. On reprend la moitié en un peu plus de 2 heures, 4 heures suffisent pour passer les 85 %, et 4h40 pour un plein complet.

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid

Source : M. Lauraux pour Frandroid
On peut dire merci au petit chargeur, d’ailleurs compact à transporter, de puissance 54,6 W. Le suivi est également agréable via l’écran avec sa jauge à 5 bâtons et le pourcentage dans l’application, avec même un petit compte à rebours.
Un prix contenu, mais un SAV flou
Si le site officiel reprend la tactique commerciale de la promotion permanente, il ne faut pas se fier au tarif de 399 euros mais bien à celui de 329 euros (en baisse par rapport aux 349 euros du lancement). La NIU KQi 100F est donc 50 euros plus chère que la version aux poignées fixes KQi 100P, et moins onéreuse que la KQi1 qu’elle remplace. La trottinette est également présente chez des revendeurs partenaires tels que Decathlon, où le prix peut être différent.

Côté SAV, officiellement la marque chinoise propose l’application, un numéro de téléphone, le chat du site web ou un email en cas de problème. Si l’appli indique les revendeurs, ils ne prennent toujours pas en charge les trottinettes électriques, car ils se focalisent sur les scooters électriques. La garantie de la NIU KQi 100F est légale de 2 ans, hors pièces d’usure.