Le ViewSonic LX60HDB appartient à cette nouvelle génération de vidéoprojecteurs dits « lifestyle » qui misent autant sur la compacité et la connectivité que sur la pure performance d’image. Il repose sur une matrice LCD Full HD 1080p associée à une source lumineuse LED. Sa fiche technique annonce une luminosité limitée mais un fort taux de contraste pour une taille d’image comprise entre 50 et 140 pouces.
Le LX60HDB ne vise pas le même public qu’un ultra courte focale 4K, mais se veut être un projecteur polyvalent pour salon ou chambre, à installer ponctuellement ou sur un petit meuble, avec une mise en route rapide et une interface proche de celle d’un téléviseur connecté. Doté de Google TV avec son lot d’applications, il veut offrir un niveau de divertissement complet tout en proposant bien entendu la possibilité d’y brancher une source externe.
Nous avons voulu voir de quoi il était vraiment capable et en voici nos impressions.
Viewsonic LX60HDBFiche technique
Conditions du test
Le vidéoprojecteur ViewSonic LX60HDB a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Movie Palace UHD Platinum 300C. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs afin de pouvoir les comparer.
Viewsonic LX60HDBDesign, un cube et c’est tout
Le ViewSonic LX60HDB adopte un format résolument cubique compact, avec des dimensions d’environ 228 x 227 x 159 mm et un poids légèrement supérieur à 3 kg, ce qui en fait un appareil facile à déplacer d’une pièce à l’autre ou à ranger dans un meuble lorsque l’on ne s’en sert pas.

Son châssis mêle surfaces mates et quelques touches plus brillantes, dans des teintes sombres rehaussées de bleu, avec un grillage perforé sur les côtés pour laisser passer le son des deux haut-parleurs de 5 W intégrés.

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
En façade, il y a un tissu tressé qui fait un excellent effet. L’ensemble respire une bonne qualité de fabrication pour cette catégorie de prix, avec des ajustements précis et l’absence de grincements gênants lorsque l’on manipule l’appareil.

L’optique est décalée sur la façade, combinée à des capteurs permettant de voir l’image et, le cas échéant, d’ajuster l’image. Le projecteur peut être posé simplement sur une table basse ou un petit meuble TV. En outre, on peut également le suspendre au plafond via un support adapté et en utilisant son pas de vis qui est dessous. Sinon, il repose sur 4 patins. Un cinquième « pied » est dévissable pour ajuster l’inclinaison mais seulement sur 1,5 cm.

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

ViewSonic LX60HDB // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Viewsonic LX60HDBConnectiques
La connectique du ViewSonic LX60HDB est assez minimaliste mais reste efficiente. On trouve ainsi un unique port HDMI 1,4 compatible HDCP 1,4, suffisant pour un lecteur Blu-ray, une box TV, une console ou un PC limité à la Full HD 60 Hz, mais loin des HDMI 2,1 présents sur certains projecteurs orientés gaming ou home cinéma plus ambitieux. L’absence de prise HDMI eARC empêche de rapatrier facilement un flux audio multicanal vers une barre de son ou un amplificateur moderne via le même câble HDMI qui transporte la vidéo, ce qui oblige à passer par des solutions alternatives.

Le LX60HDB compense en partie cette limitation avec une sortie audio jack 3,5 mm et surtout une sortie audio Bluetooth, permettant d’associer sans fil une barre de son, une enceinte nomade ou un casque, à condition d’accepter une légère latence supplémentaire selon les modèles utilisés. Deux ports USB-A 2.0 servent à la lecture de fichiers multimédias depuis une clé ou un disque dur, ainsi qu’à l’alimentation éventuelle d’un petit dongle, même si celui-ci est moins utile ici vu la présence de Google TV intégré. Un port AV 3,5 mm est également présent, pratique pour brancher ponctuellement une source vidéo analogique via un adaptateur, même si cette utilisation devient de plus en plus rare.
La connectivité réseau est assurée par le Wi-Fi 5 GHz intégré, qui autorise à la fois la connexion à Internet pour Google TV et le mirroring sans fil depuis un smartphone, une tablette ou un PC compatible, via les fonctions de recopie d’écran prévues par ViewSonic. Le Bluetooth 5.0 complète le tableau pour les périphériques audio ou certaines manettes et accessoires.
La télécommande
La télécommande livrée avec le ViewSonic LX60HDB est identique à celle du MP1 Max. D’une taille compacte, elle ne propose aucun système de rétroéclairage ni de touches pour accéder rapidement aux plateformes de streaming. Il faut donc passer par l’interface pour ce faire. Il y a une touche permettant d’accéder aux paramètres du projecteur, de l’image et du son.

Les commandes classiques de navigation, de réglage du volume et de retour à l’écran principal sont placées de manière logique autour d’un pavé directionnel central, qui sert aussi au contrôle des paramètres lors des réglages d’image et de son. Un micro intégré permet d’utiliser les commandes vocales pour la recherche de contenus ou le contrôle de certaines fonctions, en s’appuyant sur les services de Google, ce qui simplifie l’usage au quotidien.
La finition plastique reste en phase avec la catégorie de prix, avec des boutons en caoutchouc offrant un clic franc et une bonne lisibilité des pictogrammes.
Viewsonic LX60HDBL’écran
Le vidéoprojecteur ViewSonic LX60HDB est livré sans écran. Cela laisse le choix, mais si le budget est limité, on peut aussi être tenté de l’installer sans écran en se servant d’un mur comme surface de projection et donc perdre le bénéfice relativement important d’avoir une surface optimisée pour la projection. Comptez entre 500 et 2 700 euros environ pour des écrans de différentes tailles dont la surface profite d’un traitement spécifique.
Viewsonic LX60HDBInstallation
L’installation du ViewSonic LX60HDB se montre assez simple grâce à un rapport de projection d’environ 1,2 et à une plage de diagonales allant de 50 à 140 pouces. Concrètement, obtenir une image de 100 pouces nécessite un recul d’environ 2,30 m, ce qui reste configurable dans la plupart des salons ou chambres, à condition de disposer d’un mur dégagé ou d’un écran adapté. Le projecteur se pose naturellement sur une table basse ou un meuble TV ou au plafond, selon les possibilités de chacun.

On a droit aux classiques fonctions automatiques : mise au point, correction du trapèze horizontal et vertical permettant d’obtenir rapidement une image correcte sans passer trop de temps dans les menus. En pratique, ces systèmes font gagner de précieuses minutes lors de la première utilisation ou lorsque l’on déplace le projecteur d’une pièce à l’autre.
À la différence des autres vidéoprojecteurs que nous avons testé, ici, il faut uniquement s’en remettre aux corrections automatiques du trapèze car aucune option permet d’ajuster l’image manuellement. Seule la netteté peut être ajustée, le cas échéant et nous en avons eu besoin à chaque déplacement de l’appareil. En somme, nous conseillons vivement d’aligner physiquement le LX60HDB au mieux avec l’écran pour limiter le recours à ces corrections.
Viewsonic LX60HDBL’image en mode subjectif
Sur le plan subjectif, le ViewSonic LX60HDB offre une image cohérente avec sa technologie et son positionnement dans la gamme, à savoir un projecteur LCD Full HD 1080p à source LED, conçu pour des pièces faiblement éclairées.
La matrice 1920 x 1080 assure un niveau de détail satisfaisant sur des diagonales jusqu’à 100 ou 120 pouces dans de bonnes conditions, avec un piqué juste correct au centre de l’image et une tenue honorable sur les bords lorsque la mise au point est correctement ajustée.

Le rendu global n’a pas la micro-précision clinique de certains modèles DLP plus onéreux, mais conserve un bon niveau de netteté qui n’a rien de frustrant pour le visionnage de films, de séries ou de contenus YouTube.

Les modes d’image disponibles sont : Brightest, TV, Movie, Gaming et User. C’est le mode Movie qui permet d’obtenir les résultats les plus intéressants pour regarder des films et des séries.

Il est possible d’ajuster les paramètres de l’image en utilisant le mode User. Les contenus SDR depuis les plateformes de streaming et les disques Blu-ray bénéficient d’une image relativement agréable, avec une colorimétrie juste correcte et une saturation suffisante pour donner de la vie aux scènes sans basculer dans une exagération permanente. Attention concernant le contraste perçu, car cela reste particulièrement dépendant des conditions de visionnage. Ainsi, dans une pièce bien assombrie avec un écran adapté, les scènes nocturnes et les contenus plus sombres conservent un niveau de lisibilité acceptable, avec des noirs qui restent toutefois plus proches d’un gris foncé, comme sur la majorité des projecteurs LCD et LED de cette catégorie.

Sur les programmes très compressés ou les sources de mauvaise qualité, l’électronique a du mal à upscaler les contenus.
La compensation des mouvements
La compensation de mouvement du ViewSonic LX60HDB reste d’un niveau classique pour un vidéoprojecteur compact Full HD orienté grand public. Les contenus à 24 ou 25 images par seconde conservent une certaine douceur cinématographique, avec un léger judder perceptible sur les travellings rapides, mais rarement au point de devenir véritablement gênant pour un spectateur non spécialiste.

L’effet arc-en-ciel
Le ViewSonic LX60HDB s’appuie sur une technologie de projection LCD associée à une source lumineuse LED, ce qui le distingue des modèles DLP à roue chromatique souvent associés à l’effet arc-en-ciel. Cela signifie qu’il n’y a pas d’effet arc-en-ciel avec ce produit.
Viewsonic LX60HDBNos mesures, sondes à l’appui
Comme les autres vidéoprojecteurs, nous avons passé les images du LX60HDB devant nos sondes afin de voir de quoi il était capable. Si le taux de contraste natif est de 1294:1, ce qui est correct, on peut regretter les autres relevés. En effet, la fidélité des couleurs n’est pas du tout au rendez-vous avec un Delta E moyen de 13,27, soit très supérieur au seuil de 3, en dessous duquel on peut considérer que l’œil humain n’arrive pas à faire la différence entre la couleur demandée et celle qui est affichée. La température moyenne des couleurs est de 12 746 K alors qu’on attend une valeur idéale de 6 500 K, signifiant que l’appareil propose des couleurs beaucoup trop froides alors que le gamma moyen est de 1,7 contre 2,4 étant la mesure idéale.

Le vidéoprojecteur ne supporte pas les contenus HDR et nous avons relevé un pic de luminosité de 190 cd/m² et une fidélité des couleurs à 12,9, ce qui est, encore une fois, nettement au-dessus du seuil.

Comme nous en doutions, les espaces colorimétriques ne sont pas bien couverts.

Viewsonic LX60HDBGaming, on peut jouer mais…
Sur le terrain du jeu vidéo, le ViewSonic LX60HDB montre rapidement ses limites et se destine davantage à un usage occasionnel qu’à des sessions intenses ou compétitives. Son input lag est mesuré autour de 163 ms, une valeur très élevée qui se traduit par un décalage net entre l’action sur la manette et la réaction à l’écran, surtout sur les jeux nécessitant de la précision ou des réflexes rapides. Il faut anticiper exagérément chaque mouvement pour compenser ce retard.
En outre, la présence d’un seul port HDMI 1,4, limité à de la Full HD 60 Hz, confirme la non-prise en charge de signaux avec une fréquence plus élevée, et de fonctionnalités avancées comme le VRR ou l’ALLM que l’on peut trouver sur des modèles plus récents et plus orientés consoles nouvelle génération.
Pour des jeux plus posés, basés sur la réflexion ou des expériences solo narratives où la réactivité n’est pas critique, le LX60HDB reste exploitable, en particulier si l’on privilégie des genres comme les jeux de stratégie au tour par tour ou certains RPG réalisés à partir de consoles ou de PC.
Viewsonic LX60HDBAudio
La section audio du ViewSonic LX60HDB s’appuie sur deux haut-parleurs intégrés de 5 W chacun, installés à l’intérieur. Ce type de configuration ne peut évidemment pas rivaliser avec une barre de son ou un système home cinéma dédié, mais offre une solution prête à l’emploi pour ceux qui souhaitent simplement poser le projecteur et regarder un film sans s’équiper davantage. La restitution sonore est correcte pour un usage général : les dialogues ressortent avec une intelligibilité satisfaisante, ce qui est essentiel pour les séries, les émissions ou les films visionnés via les applications de streaming intégrées.

Le registre médium, crucial pour les voix, est bien mis en avant, ce qui donne une bonne présence aux personnages et permet de suivre les conversations sans devoir monter exagérément le volume. Les aigus restent globalement clairs, même si certains utilisateurs signalent un manque de finesse à fort volume, où le rendu peut devenir un peu agressif sur certaines bandes-son riches en effets.
Sans surprise, les graves manquent de profondeur, comme souvent sur ce type d’appareils compacts, ce qui limite l’impact des explosions, des musiques orchestrales ou des bandes-son de films d’action.
Pour une pièce de taille modérée, le LX60HDB parvient toutefois à remplir l’espace sonore de manière convenable, surtout pour des contenus centrés sur les voix.
La possibilité de connecter facilement une enceinte Bluetooth ou une barre de son externe permet heureusement de faire évoluer aisément le rendu, en profitant d’une scène sonore plus large et de basses mieux définies, ce qui est vivement recommandé pour qui veut se rapprocher d’une vraie expérience cinéma.
Viewsonic LX60HDBL’interface, Google TV à la manœuvre
Comme de très nombreux vidéoprojecteurs actuellement disponibles, le ViewSonic LX60HDB intègre Google TV, l’interface que l’on retrouve déjà sur de nombreux téléviseurs récents et certains boîtiers multimédias.

L’écran d’accueil agrège les applications principales et les recommandations de contenus, le tout organisé sous forme de rangées horizontales faciles à parcourir. Netflix, YouTube, Disney+, Prime Video et d’autres services populaires sont disponibles directement, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter une clé HDMI externe.
L’accès au Play Store permet de télécharger un grand nombre d’applications supplémentaires, qu’il s’agisse de plateformes de streaming moins connues, de services de VOD, de players locaux ou même de quelques jeux, même si ces derniers seront largement bridés par l’input lag du projecteur pour un usage réellement interactif.

La navigation se montre relativement fluide, avec une réactivité satisfaisante. Les menus de réglages spécifiques au projecteur restent accessibles via une surcouche ViewSonic, qui vient se superposer à Google TV pour ajuster les paramètres d’image, de son, de réseau ou de gestion de la source lumineuse.
À noter que lors de notre test, la navigation dans ces menus s’est avérée un peu capricieuse car on se déplaçait dans l’interface principale plutôt que dans les paramètres lorsqu’on utilisait les touches directionnelles de la télécommande (sur le menu Advanced Setting) rendant impossible la sélection des options idoines…
Viewsonic LX60HDBConsommation et nuisance sonore
La consommation électrique du ViewSonic LX60HDB tourne autour de 140 W en fonctionnement normal, ce qui le place dans une moyenne haute pour un projecteur LED Full HD de cette catégorie.
Le revers de la médaille concerne le bruit de fonctionnement : le niveau sonore est annoncé à environ 40 dB en mode normal, une valeur perçue comme assez élevée. Dans une pièce avec un peu de bruit ambiant ou en montant légèrement le volume, ce souffle devient moins gênant.
Viewsonic LX60HDBDate de sortie et prix
Le ViewSonic LX60HDB est disponible pour un prix de 250 euros au moment de l’écriture de ces lignes.
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