GoPro a longtemps brillé par son absence sur le marché des caméras 360. Depuis la Max première du nom lancée en octobre 2019, la marque s’était recentrée sur ses caméras d’action traditionnelles, laissant Insta360 régner quasi seul sur ce segment.
Des années de développement et des reports successifs plus tard, GoPro revient avec une volonté affichée de faire mieux que la concurrence, qui a eu le temps de bien se structurer. D’un côté, l’Insta360 X5, sortie en avril 2025, continue de dominer avec sa polyvalence et son écosystème bien rodé. De l’autre, DJI a frappé fort fin juillet 2025 avec sa première caméra du genre, l’Osmo 360et sa qualité d’image impressionnante.
La GoPro Max 2, officialisée le 23 septembre et commercialisée dès le 30 septembre 2025, débarque donc dans un contexte autrement plus tendu qu’en 2019. Ajoutons à cela le contexte financier difficile que GoPro traverse depuis plusieurs années et voilà que la Max 2 ressemble furieusement à une caméra de la dernière chance. GoPro promet ici une montée en résolution avec un véritable 8K, une meilleure autonomie et surtout l’intégration de son savoir-faire en matière de stabilisation. Sur le papier, de quoi rivaliser avec les ténors du secteur. Que vaut-elle dans les faits ?
GoPro Max 2Fiche technique
Ce test a été réalisé avec une GoPro Max 2 fournie par GoPro.
GoPro Max 2Un retour en force discret mais solide
GoPro n’a pas cherché à révolutionner le format. La Max 2 reprend la silhouette compacte et arrondie de sa devancière. Les dimensions sont contenues : 64 x 69,7 x 48,7 mm pour 195 grammes sur la balance. Un gabarit qui la place pile entre la DJI Osmo 360 (183 grammes) et l’Insta360 X5 (200 grammes).

La GoPro Max 2 donne deux impressions dès la première prise en main :
- la caméra semble robuste ;
- le design fait vieillot puisqu’il est très similaire à celui de la première GoPro Max.
La sensation de solidité s’explique certainement par le revêtement caoutchouteux caractéristique des caméras GoPro. À peine reçue que mon collègue l’avait déjà faite tomber sur la moquette à hauteur de bureau… mais étrangement cela ne m’a pas fait plus peur que ça, là où j’aurais paniqué pour ses concurrentes.

Rappelons tout de même que toute la fragilité des caméras 360 degrés réside dans la présence de deux lentilles. Une chute, même minime, est très souvent synonyme de rayures ou de casse. Bonne nouvelle ici, GoPro a fait du GoPro. La Max 2 vient d’une grande lignée de caméras pensées (du moins marketées) pour les sports extrêmes et se doit donc d’être un minimum résistante.

La caméra intègre des lentilles de protection qui sont non seulement dévissables, mais surtout remplaçables. Un système de déclipsage (si je puis dire) qui permet de changer l’optique endommagée soi-même en quelques secondes. Sur ce terrain, GoPro s’aligne sur l’Insta360 X5 et fait encore plus pratique.
Une approche bien plus durable que celle de la DJI Osmo 360, dont les lentilles sont fixes et obligent à utiliser des protections additionnelles — ou à être très précautionneux.
Côté design, c’est surtout la taille d’écran qui rend la Max 2 peu attrayante : si Insta360 opte pour un produit — et donc un écran — tout en longueur, DJI et GoPro choisissent un format plus trapu avec un écran mécaniquement plus petit.

Sur la tranche droite, une trappe métallique protège le port USB-C et le slot microSD. Une conception à double accès qui reprend celle de la Max originale et évite de multiplier les ouvertures sur le châssis. Dommage, la Max 2 n’embarque aucun stockage interne. DJI garde ici l’avantage avec son Osmo 360.
On retrouve également les deux boutons physiques emblématiques : le déclencheur sur la tranche supérieure et le bouton Mode/Alimentation sur le flanc gauche. Pour s’assurer que ça tourne, une LED témoin est installée à l’avant et une à l’arrière. Pour le son, la marque utilise une configuration à six microphones répartis tout autour du boîtier.

L’étanchéité reste quant à elle modeste avec ses 5 mètres sans caisson. De quoi faire du snorkeling tranquillement, mais loin des 10 mètres de la DJI Osmo 360 et encore plus loin des 15 mètres de l’Insta360 X5. Rappelons de toute façon que les caméras 360° nécessitent un boîtier dédié pour enregistrer sous l’eau, sous peine d’avoir des grosses erreurs de stitching et des vidéos donc peu exploitables.

Côté fixation, GoPro mise sur la polyvalence avec trois systèmes compatibles : les pattes GoPro classiques, le pas de vis standard pour trépied, et leur nouveau système d’attache magnétique. On ne peut pas demander plus. Allez, peut-être livrer une de ces attaches magnétiques dans la boîte.

La batterie amovible de 1960 mAh Enduro marque une rupture avec l’écosystème GoPro : elle n’est compatible ni avec les batteries de la Max originale, ni avec celles des Hero récentes, même si la capacité n’a progressé que de 360 mAh par rapport à la génération précédente.

Soulignons cependant l’intégration d’une large grille d’aération sur le flanc de la Max 2 : GoPro a manifestement anticipé les problèmes de chauffe. C’est un point que nous allons vérifier dans la section de notre test dédiée à l’autonomie.
GoPro Max 2Interface logicielle : trop à l’étroit
Nous sommes déçus de l’écran intégré sur la GoPro Max 2. Il a beau être correct, il souffre de la comparaison directe avec celui de l’Insta360 X5.
Son 1,8 pouce au format paysage rend le tout étriqué face à la dalle verticale de 2,5 pouces de sa concurrente. Comme sur l’Osmo 360 de DJI et son écran de 2 pouces, on a doit parfois viser juste avec le doigt, surtout pour les réglages situés dans les coins. La navigation sur l’écran tout en hauteur de l’Insta360 X5 offre un confort visuel et tactile indéniablement supérieur, surtout pour consulter les vidéos enregistrées.

À ce sujet, il n’est pas possible de naviguer en 360 degrés dans les vidéos stockées sur la GoPro Max 2. Ce n’est pas gravissime (on passe par le téléphone pour le montage quoi qu’il arrive), mais l’absence d’une fonctionnalité aussi basique fait tiquer.
Autrement, l’interface de la GoPro Max 2 est assez fluide. Les swipes répondent bien et je n’ai rencontré aucun ralentissement notable durant mon test. GoPro conserve sa logique historique : c’est simple, épuré, efficace. Les habitués des Hero s’y retrouveront en deux secondes, les nouveaux ne seront pas perdus.

Reste que la réactivité et la fluidité des interfaces concurrentes donnent vraiment cette impression d’utiliser un téléphone, là où GoPro nous fait tout de même bien sentir qu’on est sur une caméra d’action.
Il faut dire que le processeur utilisé sur la Max 2 est encore le GP2, lancé avec la Hero 10 Black en… 2021. Cela explique sûrement pas mal de limites de la Max 2.

Les raccourcis habituels sont tout de même présents : un swipe vers le bas ouvre le tableau de bord des réglages rapides, un swipe vers le haut accède à la galerie. Vous pouvez créer vos propres préréglages pour basculer rapidement d’un mode « Vlog » à un mode « Action » (par exemple) sans refaire tous les réglages à chaque fois.
Un petit détail que je ne retrouve pas forcément chez la concurrence : un appui sur le bouton d’allumage permet de revenir à l’écran d’accueil — pratique quand on s’est enfoui dans plusieurs menus.

Justement, contrairement à Insta360, GoPro est timide sur la quantité de boutons sur le boîtier de la Max 2. On retrouve le strict nécessaire : un bouton mode/alimentation sur le côté et le déclencheur au-dessus.
Ce qui pourrait être vu comme un manque de personnalisation par certains utilisateurs sera perçu comme une bénédiction par ceux qui veulent juste filmer sans se poser de questions. Surtout, les boutons de la Max 2 sont bien cliquables — là encore un détail qui peut faire la différence dans les scénarios sportifs.

Bon… le démarrage de la caméra n’est pas des plus rapides. Comptez un bon 5 secondes entre le clic sur le bouton et le début de l’enregistrement. La Max 2 n’atteint donc pas la réactivité instantanée de la veille de la DJI Osmo 360.

150€ remboursés sur le nouveau Fujifilm X half !
Adoptez le format vertical et libérez votre créativité avec le Fujifilm X half. Ultra-compact et doté du rendu de couleurs légendaire de Fujifilm, il réinvente la photographie. Profitez de l’offre pour tout achat avant le 28 février.
Pour conclure ici, l’interface de la GoPro Max 2 va à l’essentiel. On y perd en confort d’affichage et en options de personnalisation par rapport à Insta360, mais on y gagne une simplicité d’utilisation. On regrettera juste que GoPro n’ait pas profité de cette V2 pour agrandir un peu la dalle et offrir une expérience tactile moins étriquée.
Si on sent que l’ergonomie est maîtrisée, elle commence tout de même à accuser le poids des années face aux formats plus modernes de la concurrence. GoPro est ici bon troisième.
GoPro Max 2Utilisation et montage : service minimum
Accessoires
L’écosystème GoPro reste un modèle du genre, mais, avec la Max 2, la marque souffle le chaud et le froid. Commençons par la bonne nouvelle : la caméra intègre le système de fixation magnétique inauguré sur la Hero 13 Black. Une vraie libération au quotidien : ceux qui sont déjà bien équipés niveau accessoires peuvent passer d’un harnais de poitrine à une perche en deux secondes, sans passer son temps à visser et dévisser la caméra — comptez 15 à 30 euros par fixation magnétique tout de même.

Sur ce point, GoPro rattrape son retard sur DJI et prend même une petite longueur d’avance sur l’Insta360 X5 qui nécessite un adaptateur vissable pour offrir la même souplesse. Si les caméras 360 degrés seront majoritairement utilisées avec une perche, on ne peut que souligner l’intégration de trois options d’accroche proposées sur la Max 2 : les pattes classiques, le pas de vis et le système magnétique.
La marque rate cependant l’occasion de capitaliser pleinement sur son parc installé. La nouvelle batterie Enduro de la Max 2, plus large que celle de la Max originale, rend vos anciennes batteries inutilisables. Pire, elle n’est même pas compatible avec celles de la GoPro Hero 13. Une fragmentation de l’écosystème qui agace, là où DJI a eu l’intelligence d’utiliser la même batterie pour ses Osmo Action 3, Osmo Action 4, Osmo Action 5 Pro et même la dernière Osmo Action 6 — permettant de mutualiser son matériel. Si vous venez d’une Max 1 ou d’une Hero, préparez-vous à repasser à la caisse.

Côté son, la Max 2 reste compatible avec la connexion audio Bluetooth, mais ne propose toujours pas d’adaptateur micro intégré comme le fait DJI avec sa connexion directe aux micros DJI Mic. Insta360 s’est lui aussi mis à proposer des petits micros externes qui se connectent automatiquement aux caméras de la marque.
Un mot sur la perche « Max Grip » qui nous a été livrée avec la Max 2 : plus rigide et plus épaisse que les autres modèles habituels, elle rappelle là aussi le sérieux de la marque pour l’aventure et les sports extrêmes. Comme chez la concurrence, cette perche n’est pas incluse dans le pack de base, obligeant les néophytes à gonfler encore la facture.
Montage
Chaque nouveau test de caméra 360 degrés me voit répéter la même chose, au cas où pour les débutants : avant d’être partagées, les vidéos 360 degrés doivent être recadrées (ou « reframées »), vers un format classique type 16:9 ou 9:16.
Bon ok, il est également possible d’exporter les vidéos en format 360 degrés pour « vivre une expérience immersive » avec un casque dédié, mais je doute que vous lisiez ce test pour ce besoin précis.
Je disais donc, ce passage quasi obligé par la case montage se joue sur l’application mobile ou le logiciel desktop. Et c’est là que l’expérience GoPro prend une autre tournure.

Sur mobile, l’application Quik a été revue pour accompagner la sortie de la Max 2. L’interface est propre, les menus sont clairs, et on retrouve les outils essentiels. Comme souvent, il faut dans un premier temps transférer les vidéos stockée sur la caméra vers la zone « Media » de l’application pour ensuite les traiter.
Cette étape 1 permet déjà de couper chaque vidéo (sélectionner une partie qui vous intéresse et mettre de côté le reste) et de changer le ratio final. C’est bien là un des gros avantages des caméras 360, pouvoir basculer en un clic entre :
- le 16:9 (mode paysage) ;
- le 9:16 (mode portait pour des vidéos verticales sur un téléphone ou pour des stories de réseaux sociaux) ;
- le 1:1 (format carré pour des posts Instagram par exemple) ;
- le 8:7 ou 7:8 ;
- le 4:3…

L’étape 2 consiste alors à recadrer la vidéo en fonction de ce que vous voulez montrer à l’image. Le mode ReFrame permet de placer manuellement ses images clés (keyframes) pour diriger le regard là où l’action se passe (à la première seconde j’oriente le plan vers moi qui conduis la voiture et à la huitième seconde je change de côté pour montrer la route par exemple). GoPro a aussi intégré un mode qui suit automatiquement le sujet principal.

Dans nos tests, il était plutôt simple de placer des keyframes au début d’une vidéo puis de basculer sur ce suivi par algorithme sur la fin de la vidéo. Quant au tracking en lui-même, il s’est montré efficace pour des scènes simples, avec la possibilité de rester centré sur deux personnes qui avancent côte à côte.
Et c’est à peu près tout pour l’application, sans que cela soit une surprise de mon côté malheureusement. D’un côté, je me dis que les utilisateurs ne vont pas trop se perdre et qu’il sera rapide de monter et d’exporter des petites vidéos pour les réseaux sociaux par exemple. De l’autre, je me rappelle le nom de la marque et je ne peux souligner la pauvreté fonctionnelle.

Comprenez que face à l’application Insta360 qui regorge de templates créatifs, d’effets « wouah » en un clic, d’intégration de stats sportives/GPS en surimpression et d’outils d’édition poussés en général, Quik est trop sage — pour ne pas dire en retard.
Disons que GoPro vise l’efficacité plutôt que la créativité débridée. Dommage pour un type de caméra pensé initialement pour une forte inventivité de montage. Allez, les quelques transitions automatiques proposées pour changer de point de vue sauvent les meubles en dynamisant un peu le rendu final.
La situation se corse sérieusement sur desktop. Alors qu’Insta360 offre une suite logicielle complète et mature sur ordinateur, et que DJI s’y essaie doucement, GoPro délaisse ce terrain — par manque de temps et de moyens sûrement. Vous ne trouverez donc pas de logiciel dédié au montage de vos vidéos de GoPro Max 2 chez GoPro.

Un logiciel de la marque appelé « GoPro Player » permet bien de lire et d’exporter les fichiers, mais, pour le montage avancé, c’est le service minimum. La simple absence de suivi de sujet automatique sur cette version desktop est rédhibitoire, obligeant à tout faire manuellement ou à repasser par le mobile.

Pire, il faut traiter une vidéo à la suite : ouvrir la vidéo A, la recadrer, l’exporter, puis ouvrir la vidéo B, la recadrer, l’exporter et ainsi de suite. C’est tout simplement infernal. Surtout que l’export final des vidéos en 4K demande une puissance de feu conséquente — même sur un MacBook Air M4. GoPro Player n’est donc même pas un logiciel de montage, mais un logiciel de recadrage. Ne parlons même pas des quelques crashs que j’ai subis en 2 heures d’utilisation.

L’écosystème Insta360 garde une sacrée longueur d’avance. Si vous cherchez juste à sortir un seul plan séquence propre et stabilisé sans fioritures, la solution GoPro fera l’affaire… mais je ne peux pas franchement la recommander. Elle est tellement limitée que j’ai été découragé de faire mon montage de test habituel avec plusieurs vidéos en course à pied, randonnée, moto ou autres.
Vous trouverez donc dans la prochaine partie un rapide montage, qui vous donne un bon aperçu de la qualité d’image proposée par la GoPro Max 2.
GoPro Max 2Qualité d’image : le jour et la nuit, vraiment
C’est ici que GoPro a tout misé. Pour remettre un minimum de contexte : sur ses caméras d’action, la marque américaine a su garder un avantage et pas des moindres, la qualité d’image, en tout cas de jour.
Pour aller plus loin
Caméras d’action : les meilleures caméras de sport en 2026
C’est honnêtement à peu près tout ce qui lui reste depuis quelques années, face à la montée en puissance de DJI et Insta360. La concurrence a en effet égalé et surtout dépassé GoPro sur tout le reste, à savoir le logiciel, la stabilisation, les fonctionnalités et effets wahou, la fiabilité, l’autonomie, la gestion de la surchauffe et surtout la qualité d’image de nuit ou en faibles conditions lumineuses.

Eh bien c’est la même chose sur la Max 2.
Dans un document partagé par GoPro pour les testeurs, la Max 2 était décrite comme la caméra 360 degrés avec la meilleure qualité d’image. Un tas de comparaisons et d’explications techniques tentaient de démontrer que la Max 2 enregistrait du vrai 8K, là où la concurrence abusait du terme pour faire vendre.

Cette fameuse définition « True 8K », bien que techniquement réelle grâce à une meilleure exploitation de la surface du capteur, n’offre qu’une différence visuelle finale subtile une fois la vidéo exportée et compressée sur les réseaux sociaux. Nous nous attendions à mieux après avoir lu le document partagé avant la sortie de la Max 2.
Voici quelques vidéos tournées avec la GoPro Max 2 lors de notre test. Mille excuses c’est moins sportif que d’habitude car j’étais en convalescence suite à une magnifique fracture déplacée de la clavicule.
Dans les faits, en plein jour et avec une bonne luminosité, la promesse est globalement tenue. La Max 2 délivre une image plus naturelle que la concurrence, avec une colorimétrie fidèle qui évite le certain côté artificiel des autres modèles. Bon, on ne va pas se mentir, la plupart des gens préféreront les images de l’Insta360 X5, certes moins proches de la réalité, mais bien plus lumineuses et saturées sur les couleurs, flattant davantage la rétine sur un écran de smartphone.
Comme d’habitude, GoPro propose un rendu plus neutre, qui sera apprécié par les puristes. Le profil plat (Log) en 10 bits permet d’ailleurs de pousser le curseur encore plus loin pour ceux qui maîtrisent la post-production, offrant une flexibilité réelle à l’étalonnage.
Pour aller plus loin
H.265, 4:2:2, 10 bits, UHD ou 60p : tout comprendre aux formats et à la compression vidéo
J’ai tenté de comparer quelques images de la GoPro Max 2 à celles de l’Insta360 X5. Avant de lire mes commentaires, sachez que nous avions jugé la qualité vidéo de la DJI Osmo 360 meilleure (de jour comme de nuit avec ses deux capteurs de 1 pouce) que l’Insta360 X5. Autrement dit, je ne compare pas ici la Max 2 au standard le plus élevé du marché.
Dans cette vidéo, on remarque une image plus détaillée et naturelle, au centre comme sur les côtés. Les pierres sont plus nettes chez GoPro et la plage dynamique est meilleure — du moins en plein jour. La mousse sur les pierres et mon (super) blouson jaune prouvent bien la tendance qu’a Insta360 à surexposer et à déboucher les ombres.
Mais dès que la lumière baisse, le tableau s’assombrit, littéralement. C’est le talon d’Achille historique de GoPro, et la Max 2 ne fait pas de miracle : en basses lumières, sous-bois ou intérieur sombre, l’image se dégrade trop vite.
Contrairement à Insta360 ou DJI qui utilisent des capteurs plus grands (jusqu’à 1 pouce pour DJI) et des algorithmes de débruitage efficaces, GoPro n’a intégré aucun mode vidéo de nuit spécifique. Le constat est sans appel : la Max 2 ne tient pas la comparaison.

Regardez donc à partir de 01:19 : si les images de l’Insta360 X5 paraissent traitées logiciellement (merci le mode PureVideo), celles de la GoPro Max 2 se perdent dans des bouillies de pixels. Les enseignes lumineuses bavent et la devanture du magasin alimentaire affiche des fruits flous. La toute fin de la vidéo montre même des problèmes de stabilisation dans ces conditions.
Je pourrais vous dire que ce n’est pas si grave, puisque ce genre de caméra est tout de même plus utilisé en journée, mais on ressent aussi les limites des petits capteurs 1/2,3″ de la Max 2 à certains moments sans trop de lumières dans la journée.

Côté son, le constat est lui aussi en demi-teinte. Le rendu audio de la Max 2 nous a semblé un peu moins clair que celui de la X5. En extérieur, la réduction du bruit du vent était un cran derrière la concurrence et on a également remarqué plus de réverbération en intérieur.
Ce n’est pas tout. Contrairement à DJI et Insta360 qui disposent d’écosystèmes audio sans fil dédiés se connectant sans friction pour un son plus professionnel, la GoPro doit se contenter d’une compatibilité Bluetooth pour les AirPods. C’est pratique pour dépanner, mais la qualité audio restera bien inférieure à celle d’un véritable micro cravate sans fil. Pour les créateurs exigeants sur le son, l’absence de solution native simple pour brancher un vrai micro externe sans adaptateur encombrant est un point noir.
GoPro Max 2Autres modes
En plus de la traditionnelle captation 360 degrés, la Max 2 peut filmer avec une seule lentille. C’est une fonctionnalité tout à fait habituelle pour une caméra 360 degrés. Cela permet de la transformer temporairement en caméra d’action classique, avec toutes les options de champ (Max SuperView, Ultra Wide, Linear, etc.) déjà disponibles sur les caméras GoPro, le tout jusqu’en 4K60. Un vrai bonus pour ceux qui veulent jongler entre 360 et POV sans transporter deux caméras. Reste que l’achat d’une caméra 360 ne devrait pas se faire uniquement pour filmer en single lens. Si c’est votre besoin principal, une vraie caméra d’action avec une seule lentille fera mieux le job.

Autrement pour sa Max 2, GoPro a clairement misé sur la simplicité d’usage avec deux modes pensés pour réduire les frictions : le mode POV et le mode Selfie. L’idée est simple : ces modes pré-orientent la direction du rendu final.
Concrètement, en mode POV monté sur un casque ou un harnais de poitrine, la caméra garde automatiquement une orientation vers l’avant. En mode Selfie, elle vous cadre directement au bout de votre perche. Pratique pour partager rapidement un clip sans passer par l’étape de reframing, tout en gardant la possibilité de recadrer plus tard si besoin. Attention il ne s’agit pas d’un vrai suivi automatique.

Le mode InstaFrame du concurrent Insta360 va même plus loin dans cette logique. Lui génère deux fichiers simultanément : une vidéo déjà recadrée en 16:9 ou 9:16 prête à partager, plus une sauvegarde 360 degrés pour recadrer différemment si besoin. L’Insta360 X5 propose même une détection et suivi de visage automatique dans ce format recadré.
Côté créatif, on retrouve sur la Max 2 les modes Time Lapse classiques, mais aussi les Night Effects directement hérités des caméras GoPro Hero : Star Trails pour tracer les étoiles, Light Painting pour jouer avec les lumières, ou encore Vehicle Light Trails. GoPro a également intégré son fameux mode TimeWarp, le Time Lapse stabilisé qui donne cette sensation de fluidité même en mouvement.
Si cet arsenal créatif est plus limité que chez Insta360, la Max 2 assure tout de même les bases.
GoPro Max 2Autonomie
Si DJI marque des points en uniformisant ses batteries avec celles de sa gamme Osmo Action, GoPro joue une autre partition. La Max 2 inaugure une nouvelle batterie Enduro rectangulaire et plus trapue de 1 960 mAh, incompatible avec les autres caméras de la gamme Hero.

Nos tests d’autonomie servent avant tout de base de comparaison entre les modèles et à vérifier les promesses constructeurs : nous laissons tourner les caméras jusqu’à épuisement, sans flux d’air extérieur, pour pousser les machines dans leurs retranchements thermiques. Ce n’est évidement pas représentatif d’une utilisation normale.
En 8K à 30 images par seconde, la Max 2 a tenu pile poil une heure, en s’éteignant à deux reprises à cause de la chauffe — à 28 mn puis 18 mn. C’est moins bien que les 81 mn de la X5 et les 90 mn de l’Osmo 360.
En usage plus classique (5,6K à 30 fps), l’autonomie remonte à 86 minutes selon nos tests, ce qui reste correct pour une session standard, mais bien loin de la concurrence : comptez 115 minutes pour la DJI Osmo 360 et 90 minutes pour l’Insta360 X5.

Bon, les batteries de ce genre de caméras fondent au soleil. Essayez de multiplier le nombre de prises tout en réduisant leur durée si vous voulez garder des souvenirs de votre longue randonnée du dimanche. Retenez-vous de regarder les vidéos enregistrées sur l’écran de votre caméra 360 degrés et, surtout, attendez d’être rentrés pour la connecter à votre téléphone et monter la vidéo.
Le vrai problème de la Max 2 concerne sans surprise la recharge. Contrairement à DJI et Insta360 qui ont adopté une charge rapide, la Max 2 prend son temps : comptez autour des 2 heures pour une charge complète via le port USB-C. C’est au moins deux fois plus long que la concurrence.
Je peux aussi dire que c’est très long quand on est sur le terrain. L’investissement dans des batteries supplémentaires semble donc indispensable pour les gourmands de vidéos.
GoPro Max 2Le pari du prix agressif
Disponible depuis septembre 2025, la GoPro Max 2 aura mis six ans à remplacer son aînée.
Pour son retour, GoPro veut frapper fort avec un prix de 449 euros à l’heure où nous écrivons ce test en janvier 2026 — contre 519 euros de base. Elle se positionne donc largement (et délibérément) sous l’Insta360 X5, affichée à 589 euros.

Une stratégie agressive pour tenter de reprendre des parts de marché, mais attention, la DJI Osmo 360 fait encore mieux : lancée à 479,99 euros, elle est déjà disponible sous les 400 euros sur le site DJI.
Comme toujours, la facture grimpe vite si l’on veut un équipement complet. Le pack de base étant dépouillé, il faudra se tourner vers des bundles pour obtenir à minima des batteries supplémentaires, une carte microSD et surtout l’indispensable perche.
Comptez un budget réel proche des 650 euros pour être opérationnel avec la GoPro Max 2, un investissement similaire à celui requis chez la concurrence — DJI s’en sort le mieux ici aussi.
GoPro Max 2
au meilleur prix