NordVPN et Proton VPN sont deux fournisseurs majeurs de VPN. Tandis que l’un est connu pour être la figure de proue du marché, le second l’est pour son engagement militant dans la protection des données personnelles. Reste encore à savoir lequel des deux est le meilleur.

Sur le marché des VPN, NordVPN et Proton VPN font parler d’eux comme étant deux figures majeures avec les meilleures fonctionnalités de cybersécurité, les plus grands parcs de serveurs et des performances qui leur font honneur. Autant dire que les départager est une tâche qui pourrait s’avérer compliquée.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient souscrire à un VPN, et un vrai qui coche les bonnes cases, ce comparatif aidera peut-être à y voir plus clair. Politique de confidentialité, interface et ergonomie, serveurs et performances, fonctionnalités et protocoles VPN, rapport qualité-prix… Voici le grand duel entre NordVPN et Proton VPN.
Politique de confidentialité : la transparence a son importance
Lequel entre NordVPN et Proton VPN propose la meilleure politique de confidentialité ? Est le plus respectueux de la vie privée en ligne de ses usagers ? Si les deux fournisseurs profitent d’une juridiction avantageuse, la différence se jouera peut-être entre les petites lignes.
NordVPN n’est pas un ancien, ni un récent acteur du marché des VPN. Il voit le jour en 2012 et est lancé d’office au Panama où réside toujours son siège social, la république latine n’ayant aucune loi sur la conservation des données. Les années qui suivent sont consacrées au développement du VPN : accroissement du parc de serveurs, lancement de fonctionnalités de sécurité et création des applications mobiles sur Android et iOS.
Mais ce n’est qu’à l’aube des années 2020 que NordVPN commence à être réellement connu, d’une part grâce à un matraquage publicitaire mais aussi en étant l’un des rares VPN à prouver sa politique no-log en réalisant des audits de sécurité indépendants.

Au début des années 2020, ce qui est maintenant Nord Security développe d’autres outils de cybersécurité tels que NordPass et NordLocker. NordVPN continue de se développer de son côté avec le lancement du protocole NordLynx et de la fonction Meshnet. De nouveaux outils continuent de se développer aujourd’hui encore comme le chiffrement post-quantique ou Scam Checker, un détecteur gratuit de spams et d’arnaques. Aujourd’hui, NordVPN est considéré comme le leader hégémonique du marché des VPN et un écosystème à part entière à l’instar de Proton VPN.
Pour ce qui est de sa politique de confidentialité, NordVPN est d’abord apprécié pour être basé au Panama. Ce pays n’est pas membre de l’Alliance des 14 Eyes et sa législation n’oblige en aucun cas la conservation des données. Le VPN est no-log, ce qui vient d’être prouvé une fois de plus par un sixième audit indépendant et toute son infrastructure repose sur des serveurs 100 % RAM.
Proton VPN a quant à lui vu le jour en 2017, trois ans après Proton Mail. Ces deux services ont été créés par Andy Yen et une équipe de chercheurs du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), quelques mois après les révélations d’Edward Snowden et que n’éclate le scandale Facebook-Cambridge Analytica. À l’origine destiné à protéger les communications des journalistes, responsables d’ONG et opposants politiques, Proton VPN se voit rapidement plébiscité par toutes et tous, notamment en Europe où commence à germer une pensée anti-GAFAM.

Proton VPN se démarque rapidement sur le marché. D’une part, son siège social est situé en Suisse, pays parmi les plus rigides sur le respect de la vie privée et surtout en dehors de l’alliance des 14 Eyes (mais qui a récemment perdu en crédibilité sur la confiance numérique). D’autre part, le code de toutes ses applications est open source depuis 2020 afin de prouver l’absence de backdoors, tandis que les audits de sécurité sont consultables en ligne.
Sur sa politique de confidentialité, Proton VPN inscrit noir sur blanc être un « service VPN sans journaux ». Les sites web visités, les communications échangées, l’adresse IP, l’horodatage et la durée des sessions, la géolocalisation… Rien de tout ça n’est enregistré par Proton VPN. Toutefois, certaines informations nécessaires à la gestion du compte sont conservées, par exemple, le numéro de la carte bancaire utilisée pour payer l’abonnement.
Sur la politique de confidentialité, NordVPN et Proton VPN sont similaires sur bien des points. Pourtant, nous préférons attribuer ici le point à Proton VPN car c’est le seul à être open source. Dans le monde des VPN, confidentialité et transparence vont souvent de pair, puisque cela rend justement cette confidentialité vérifiable par n’importe qui.
Interface desktop et mobile : on ne perd pas le Nord
NordVPN : Une interface simple mais complète
Si NordVPN s’adresse aussi bien aux adeptes qu’aux néophytes des VPN, c’est parce qu’il est accessible et simple d’utilisation. L’application est disponible sur quasiment tous les OS mais aussi en temps qu’extension de navigateur et un compte permet de sécuriser jusqu’à 10 appareils.
Sur desktop, l’interface des applis NordVPN reste similaire d’un OS à l’autre. Au démarrage, nous ne sommes pas exactement emmenés sur une carte du monde mais plutôt un menu avec les fonctions actives ou non ainsi que la liste des serveurs. Il est possible de choisir ces derniers en fonction de leur localisation et de leur spécialité (torrenting, Double VPN, Onion Over VPN).
Les autres onglets sur la gauche sont dédiés aux outils de Protection Anti-menaces Pro, Meshnet, Surveillance Dark Web, aux statistiques du compte et enfin au catalogue des produits Nord Security. Les réglages sont accessibles directement sur l’icône du profil. Bref, difficile de faire plus simple.



Pourtant, notre préférence va clairement à l’interface mobile (ici sur Android), puisque la mappemonde est interactive et permet de se connecter directement au serveur de son choix. Autant rendre ça plus amusant.
La construction de l’interface sur mobile est assez ressemblante à celle sur desktop, avec la même répartition des onglets et toujours le côté intuitif. Enfin, l’application mobile propose un widget afin de se connecter à un serveur sans passer par l’application, mais il est impossible de choisir ledit serveur.
Proton VPN : il y a plus à voir sur Windows qu’ailleurs
Proton VPN est disponible sur quasiment tous les OS : Windows, macOS, Android, iOS, iPadOS, Linux, en tant qu’application sur Android TV, Fire TV et Apple TV et aussi en tant qu’extension de navigateur sur Chrome et Firefox. Un compte permet de sécuriser jusqu’à 10 appareils, comme NordVPN.
Nous effectuons habituellement nos essais sur macOS et l’interface paraît bien sobre pour un fournisseur majeur. En réalité, Proton VPN consacre moins de moyens à ses applications sur macOS et iOS que celles sur Windows et Android, bien plus riches et ergonomiques.
L’interface sur macOS se compose simplement d’une mappemonde en mode sombre avec à gauche la liste des pays couverts par Proton VPN. Il y a également quatre fonctionnalités à activer/désactiver en un clic : Secure Core, Netshield, Kill Switch et redirection de port. Enfin, un onglet Profils permet de paramétrer ses serveurs par défaut favoris.

L’interface sur mobile (ici Android) est mieux léchée que celle de macOS. Elle est plus intuitive, esthétique même, et certaines fonctionnalités sont accessibles beaucoup plus rapidement. De plus, certains profils de serveurs sont déjà pré-configurés (jeux vidéo, anti-censure, sécurité maximale, travail ou école…).
Enfin, Proton VPN a son widget sur Android et iOS/iPadOS afin de s’y connecter rapidement, sans toutefois choisir son serveur. Seuls le serveur le plus rapide ou l’un des derniers auquel le compte s’est connecté sont utilisés par ce moyen.


NordVPN et Proton VPN font tous deux le choix d’une interface accessible au grand public, mais nous préférons ici celle de NordVPN, plus complète et ergonomique sur desktop (du moins, sur macOS). Même sur mobile, le côté interactif de la carte rajoute un plus bien appréciable, sans compter un côté esthétique bien amené.
Sécurité et protocoles VPN : Deux machines de guerre de la cybersécurité
NordVPN : bien plus qu’un VPN
Depuis plusieurs années, NordVPN a évolué de sorte à proposer un arsenal versatile et ultra-complet de fonctionnalités de cybersécurité. On a bien sûr les classiques et essentiels Kill Switch, Split Tunneling, Multihop (baptisé ici Double VPN) ainsi qu’un filtrage DNS pour bloquer les malwares, les publicités et les trackers. Il y a également quelques fonctions avancées partagées par quelques concurrents comme le chiffrement post-quantique, l’adresse IP Dédiée ou encore Onion Over VPN (comme Proton VPN).
Du côté des fonctionnalités exclusives, la plus singulière de NordVPN est sans doute le Réseau Mesh. Ce dernier agit comme un VPN décentralisé dans lequel on se connecte à des appareils distants reliés entre eux par une connexion chiffrée au lieu des serveurs de NordVPN. Cela permet par exemple de créer un réseau chiffré entre collègues, d’accéder à des fichiers disponibles uniquement sur un réseau local, ou encore de lancer des parties de jeux en multijoueur local avec des joueurs dispersés aux quatre coins du monde.

Autres fonctions exclusives : la Surveillance Dark Web qui détecte les expositions de nos données personnelles et la Protection Anti-menaces Pro qui scanne les fichiers téléchargés et les exécutables comme le feraient certains antivirus.
Pour ce qui est des protocoles VPN, NordVPN ne propose pas WireGuard, mais une version maison baptisée NordLynx. Le protocole WireGuard n’est pas conçu pour garantir la confidentialité de ses utilisateurs, NordLynx résout alors le problème avec une architecture double NAT : d’une part le système attribue une adresse IP dynamique qui isole l’utilisateur d’internet, d’autre part, il isole l’adresse IP réelle de l’utilisateur du serveur VPN afin de le rendre réellement anonyme.
NordVPN a aussi un deuxième protocole maison : NordWhisper. Celui-ci est dédié à l’obfuscation, c’est-à-dire au camouflage du trafic VPN. Enfin, OpenVPN configurable en UDP ou en TCP est toujours disponible alors que ce protocole a tendance à disparaître chez d’autres fournisseurs, comme Proton VPN.
Proton VPN : une panoplie différente d’un OS à l’autre
Proton VPN n’est pas non plus en reste s’agissant des outils de cybersécurité. Le VPN suisse met à disposition toute la panoplie du bon VPN, des fonctionnalités essentielles à celles exclusives, histoire de se démarquer. On y trouve le filtrage DNS baptisé Netshield, un genre de Multihop amélioré nommé Secure Core, la redirection de port ainsi que le VPN Accelerator, une fonctionnalité exclusive censée booster les débits jusqu’à 400 % afin de maintenir une connexion optimale avec les serveurs longue distance.
Il faut toutefois savoir que des inégalités existent entre OS ou c’est notamment macOS qui est défavorisé : le Split Tunneling y est encore en phase d’expérimentation tandis que le Kill Switch y est dysfonctionnel. Il y manque aussi le protocole IKEv2 depuis peu, protocole également absent d’Android alors que c’est l’un des mieux indiqués sur les appareils mobiles.
S’agissant des protocoles VPN justement, Proton VPN met en avant WireGuard (configurable en UDP ou en TCP) ainsi que son protocole propriétaire Stealth. À l’instar de NordWhisper, Stealth est axé vers l’obfuscation du trafic VPN. Le protocole IKEv2 est également proposé, hormis sur Android et macOS, et OpenVPN n’est plus disponible sur les applications depuis début 2026.
Dans ce duel, Proton VPN se distingue uniquement par son VPN Accelerator (dont NordVPN peut se passer comme nous le verrons plus bas) et la redirection de port toujours disponible alors que certains concurrents le retirent justement pour des raisons de sécurité. Mais si Proton VPN propose un package complet de protocoles et de fonctionnalités de sécurité, NordVPN est encore plus exhaustif en la matière et s’octroie même le luxe de deux protocoles propriétaires. Un point pour lui.
Serveurs, couverture et performances : NordVPN domine !
Parlons enfin serveurs et performances. NordVPN et ProtonVPN sont justement les deux meilleurs VPN du marché s’agissant de la couverture géographique. Proton VPN a cependant une longueur d’avance avec un parc de serveurs deux fois plus important que celui de NordVPN :
- NordVPN : +9 200 serveurs dans 135 pays
NordVPN compte sur un réseau de plus de 9 000 serveurs, c’est deux fois moins que Proton VPN, certes, mais sa couverture géographique est presque aussi importante. Certains sont dédiés au streaming, d’autres au torrenting, certains sont réservés au Multihop et d’autres permettent d’accéder au réseau Tor sans installer le navigateur dédié
De son côté, Proton VPN s’appuie sur un réseau gigantesque de serveurs capables d’offrir une connectivité de 10 Gb/s. Le fournisseur suisse catégorise ses serveurs en ceux dédiés au streaming, au torrenting, et ceux branchés au réseau Tor. Il y en a aussi une poignée dédiée à Secure Core. NordVPN a également généralisé la connectivité 10 Gb/s ainsi que le RAM-only.
Contrairement à NordVPN, Proton VPN fait le choix de ne pas adopter de serveurs 100 % RAM. Au lieu de la mémoire vive, les serveurs sécurisent leurs données avec des disques durs chiffrés avec des algorithmes complexes. Proton VPN argue que les serveurs 100 % RAM sont aussi vulnérables que n’importe quel autre s’ils ne sont pas correctement sécurisés. De plus, ils n’ont qu’un réel intérêt que lorsqu’ils redémarrent, entraînant l’effacement des données, ce qui n’arrive en réalité que rarement.
Venons-en aux performances. Proton VPN a le plus grand parc de serveurs, certes, encore faudrait-il qu’ils soient à la hauteur au niveau de la connectivité. Nous avons donc réalisé une série de quelques speedtests en étant branché en filaire. D’abord, les performances enregistrées sans une connexion VPN :
- Serveur : Paris (75)
- Débit descendant : 936 Mb/s
- Débit montant : 909 Mb/s
- Latence : 2 ms
Voici les performances enregistrées avec NordVPN connecté à des serveurs aux quatre coins du monde, avec le protocole NordLynx. Les meilleurs résultats sont indiqués pour chaque serveur :
| NordVPN | Débit descendant | Débit montant | Latence |
| Sans VPN | 936 Mb/s | 909 Mb/s | 1 ms |
| France (Paris) | 874 Mb/s | 474 Mb/s | 10 ms |
| États-Unis (New York) | 871 Mb/s | 469 Mb/s | 80 ms |
| Australie (Perth) | 835 Mb/s | 440 Mb/s | 195 ms |
| Japon (Tokyo) | 798 Mb/s | 350 Mb/s | 234 ms |
| Brésil (Sao Paulo) | 824 Mb/s | 443 Mb/s | 196 ms |
| Afrique du Sud (Johannesburg) | 842 Mb/s | 411 Mb/s | 178 ms |
Maintenant, les performances de Proton VPN avec le protocole WireGuard (UDP) et VPN Accelerator activé :
| Proton VPN | Débit descendant | Débit montant | Latence |
| Sans VPN | 936 Mb/s | 909 Mb/s | 1 ms |
| France (Paris) | 594 Mb/s | 794 Mb/s | 10 ms |
| États-Unis (Boston) | 555 Mb/s | 542 Mb/s | 91 ms |
| Australie (Perth) | 562 Mb/s | 231 Mb/s | 206 ms |
| Japon (Tokyo) | 515 Mb/s | 206 Mb/s | 249 ms |
| Brésil (Sao Paulo) | 554 Mb/s | 363 Mb/s | 194 ms |
| Afrique du Sud (Johannesburg) | 541 Mb/s | 359 Mb/s | 175 ms |
Dans le duel des performances, NordVPN domine de très loin son rival. Le leader des VPN affiche des débits insolents, avec des pertes extrêmement faibles, y compris en étant connecté aux serveurs les plus éloignés comme en Australie ou au Japon. Et ce, sans technologie du type VPN Accelerator. NordVPN est de loin le VPN le plus rapide que nous ayons testé jusqu’à présent.
Proton VPN n’a pas pour autant de mauvais résultats. Ses performances sont même honorables, surtout quand on regarde des débits stables et élevés avec les serveurs éloignés, et ce grâce à VPN Accelerator. Mais cela n’est pas assez pour rivaliser avec NordVPN.
NordWhisper VS Stealth : entre accélération et confidentialité
Le précédent duel opposait le protocole NordLynx à WireGuard boosté avec VPN Accelerator. Nous allons cette fois réaliser un comparatif entre NordWhisper et Stealth, deux protocoles propriétaires dédiés à l’obfuscation.
NordVPN (NordWhisper) :
| NordVPN | Débit descendant | Débit montant | Latence |
| Serveur par défaut | 870 Mb/s | 590 Mb/s | 55 ms |
| États-Unis | 408 Mb/s | 406 Mb/s | 83 ms |
| Japon | 128 Mb/s | 73,2 Mb/s | 488 ms |
Proton VPN (Stealth + VPN Accelerator) :
| Proton VPN | Débit descendant | Débit montant | Latence |
| Serveur par défaut | 671 Mb/s | 672 Mb/s | 10 ms |
| États-Unis | 250 Mb/s | 347 Mb/s | 84 ms |
| Japon | 85,4 Mb/s | 134 Mb/s | 238 ms |
On remarque premièrement une baisse des performances, notamment parce que ces protocoles utilisent un chiffrement plus complexe, ce qui pèse sur les performances. Mais une fois de plus, c’est NordVPN qui s’en sort mieux sur les vitesses. Toutefois, Proton VPN affiche de son côté de meilleurs résultats autour de la latence. Mais globalement, c’est NordVPN qui remporte cette manche.
Service client et rapport qualité-prix : la confidentialité en ligne a un prix
Qu’en est-il du service client ? Est-il aisément accessible ?
Celui de NordVPN peut être contacté via deux canaux : par e-mail (support@nordvpn.com) et par le chat en ligne. Il n’y a pas d’assistance téléphonique ni de formulaire de contact. Pour les problèmes d’ordre général qui ne nécessitent pas obligatoirement une assistance, il y a toujours la FAQ et le blog NordVPN qui fourmille d’infos et d’astuces. Le support client de NordVPN est disponible 24h/24, 7j/7, ce qui est bien pratique.
Celui de Proton VPN passe d’abord par un formulaire de contact sur le site web du fournisseur. Il est également possible d’envoyer directement un mail à l’adresse support@protonvpn.zendesk.com. Dans les deux cas, il est préférable de renseigner/utiliser une adresse mail Proton ou toute autre adresse secondaire afin de rester le plus confidentiel possible. Enfin, un chat est mis à disposition pour les abonnés aux formules payantes mais pas pour les utilisateurs de Proton Free. Ce dernier s’est montré réactif lors de notre test tandis que le formulaire de contact a reçu une réponse au bout d’une heure.
Enfin, les deux fournisseurs sont également disponibles sur leurs réseaux sociaux, notamment X. Il suffit de les interpeller en public ou leur envoyer un message privé, les conseillers sont généralement réactifs dans ce cas-ci.
Combien coûtent NordVPN et Proton VPN ?
NordVPN et Proton VPN sont deux VPN payants avec un catalogue bien différent l’un de l’autre, mais chacun avec trois formules.
De son côté, Proton VPN met en avant une formule freemium à la place d’un essai gratuit, une formule payante pour avoir accès à l’entièreté du VPN et une formule haut de gamme pour avoir toute la suite Proton en plus du VPN. Voici un rapide tableau comparatif :
| VPN | NordVPN | 3,49 €/mois (41,88 €) |
| Essai gratuit | Non | Non |
| Garantie satisfait ou remboursé | 30 jours | 30 jours |
| 1 mois | – Basique : 11,59 €/mois – Plus : 13,69 €/mois – Ultime : 19,39 €/mois |
– Plus : 9,99 €/mois – Unlimited : 12,99 €/mois |
| 12 mois | – Basique : 4,49 €/mois (53,88 €) – Plus : 4,89 €/mois (58,68 €) – Ultime : 7,59 €/mois (91,08 €) |
– Plus : 3,49 €/mois (41,88 €) – Unlimited : 9,99 €/mois (119,88 €) |
| 24 mois | – Basique : 2,99 €/mois (71,76 €) – Plus : 3,49 €/mois (83,76 €) – Ultime : 6,19 €/mois (148,56 €) |
– Plus : 2,99 €/mois (71,76 €) – Unlimited : 7,99 €/mois (191,76 €) |
NordVPN et Proton VPN proposent tous deux des tarifications plus avantageuses sur les abonnements à long terme, sans compter la garantie satisfait ou remboursé de 30 jours. Mais on remarque rapidement que sur les prix, Proton VPN est de loin le choix le plus avantageux. L’accès complet au VPN coûte deux fois moins cher que la formule Ultime de NordVPN, et est même plus intéressant que la formule Basique du point de vue du rapport qualité-prix.
Enfin, Proton VPN est le seul fournisseur à proposer un accès gratuit. Il faut toutefois savoir que Proton Free est une version bridée au niveau de la bande passante et du choix des serveurs et des pays couverts. De l’autre côté, NordVPN offre un package de protections bien plus complet avec notamment un gestionnaire de mots de passe et un cloud chiffré dans les formules Plus et Ultime. Sur le long terme, ces formules sont plus économiques que Proton Unlimited qui donne aussi accès à de telles fonctionnalités.
Il est assez compliqué de départager les deux rivaux sur les prix. Besoin d’un VPN complet mais le moins cher possible ? C’est vers Proton VPN qu’il faut se tourner. Si c’est le meilleur rapport qualité-prix que vous cherchez, c’est plutôt sur NordVPN qu’il faut arrêter son choix. Nous allons donc finir ce duel sur un match nul.
NordVPN ou Proton VPN : lequel est le meilleur VPN ?
En regardant ce comparatif, on comprend pourquoi NordVPN est le leader incontesté du marché. Même face à un autre fournisseur majeur, NordVPN domine de loin son rival, en particulier sur les fonctionnalités de sécurité et les performances qui sont les aspects les plus vitaux. Même face au VPN Accelerator, le protocole NordLynx fait des miracles et on se retrouve au final avec une rétention de débits inférieure à 10 % dans quasiment tous les scénarios.
Proton VPN a de son côté l’avantage d’un parc de serveurs deux fois plus grands, et donc avec moins de chance d’avoir des bouchons sur le trafic, ainsi que la transparence grâce à son code open source. C’est un point qui peut faire basculer les usagers les plus pointilleux sur la confidentialité en ligne et la protection des données personnelles.
Il reste que NordVPN est meilleur sur à peu près tout le reste. Les personnes qui cherchent un VPN efficace, complet, régulièrement audité mais qui garantit quand même un certain confort d’usage peuvent se tourner vers NordVPN. Proton VPN reste tout de même un VPN efficace mais s’adresserait plus à une certaine clientèle (journalistes, militants et puristes de la vie privée) qui peut être séduite par le côté militant et transparent de l’entreprise suisse.