Encore un air fryer de plus ? C’est ce que je me suis dit en découvrant le Ninja Crispi. Mais après plusieurs semaines à l’utiliser au quotidien, son concept en verre, aussi original que pratique, a su me convaincre… malgré quelques compromis.

Si vous vous êtes déjà intéressé de près ou de loin au petit électroménager, difficile d’être passé à côté de Ninja. Cette marque américaine s’est fait une place en quelques années seulement dans nos cuisines et a rapidement gagné en popularité.
Dans le segment très concurrentiel des air fryers ou friteuses à air chaud, on a vu fleurir des dizaines de modèles sur le marché, et avec le Ninja Crispi, le constructeur ne se contente pas d’ajouter une énième itération à une gamme déjà bien fournie : il revisite complètement le concept en délaissant les traditionnels paniers en métal ou en plastique et tente une approche modulaire… et surtout en verre, pensée autant pour cuire que pour servir ou conserver.
Sur le papier, l’idée est séduisante. Mais qu’en est-il à l’usage ? Après plusieurs semaines passées avec ce Ninja Crispi dans ma cuisine, voici mon retour d’expérience sur cet air fryer pas comme les autres.
Design et ergonomie
Je dois l’avouer, le Ninja Crispi a fait son petit effet dès sa sortie du carton. Là où la plupart des modèles se ressemblent tous — gros bloc noir et tiroir coulissant — celui-ci joue une carte complètement différente avec une cuve en verre. Voir les aliments cuire en direct est à la fois satisfaisant et pratique. Plus besoin d’ouvrir la friteuse pour vérifier la cuisson : on voit tout à travers la paroi, et c’est plutôt bien pensé.
Il se distingue vraiment par son concept. Ninja n’a pas simplement redessiné un air fryer, mais aussi repensé la façon dont on l’utilise. Ici, pas de cuve intégrée : on a plusieurs contenants en verre, de tailles différentes :
- Le plus petit offre une capacité de 1,4 L : il m’a surtout servi pour cuisiner des petites portions (18,8 cm de largeur, 18,8 cm de profondeur et 12,7 cm de hauteur), mais aussi pour réchauffer des restes, où il n’est pas nécessaire de sortir le grand récipient.
- Le second propose une capacité de 3,8 L : c’est clairement celui que j’ai le plus utilisé pour deux personnes ou plus pour pouvoir y mettre de plus grandes quantités (30,4 cm de large, 34 cm de profondeur et 34,5 cm de hauteur).
Que ce soit avec le premier ou le deuxième, la hauteur des cuves ne permet clairement pas de mettre un poulet rôti, sachez-le.


Le bloc chauffant vient simplement se poser dessus. C’est la pièce centrale du Crispi. C’est lui qui vient se poser sur les bols en verre, mais aussi celui sur lequel on retrouve toutes les commandes. Pas d’écran tactile, ce sont des boutons physiques que l’on retrouve : chaque mode a son bouton et ces derniers sont physiques. Ce choix est bien plus pratique, car lorsqu’on est en train de préparer, qu’on a les mains un peu grasses, ou qu’on jongle entre plusieurs ingrédients, un écran tactile devient vite capricieux. Là, j’appuie et ça réagit immédiatement. Pas de latence, pas de doute, pas besoin de s’y reprendre à deux fois. Juste une pression du doigt, et c’est lancé.
En pleine cuisson, il est tout à fait possible de retirer le chapeau pour regarder où ça en est et de le poser sur son plan de travail sans crainte grâce aux patins intégrés sur les quatre coins. Ils offrent une bonne stabilité et isolent la surface chaude pour éviter d’endommager le plan de travail ou de se brûler.
Au départ, ça a un peu changé les habitudes que j’ai avec mon autre modèle, mais après avoir chopé le truc, c’est simple : je peux préparer un plat, le cuire, le servir directement dans le même récipient… puis le mettre au frigo avec son couvercle si besoin. Moins de vaisselle, moins de manipulations et ça, au quotidien, ça compte vraiment.
Côté accessoires, Ninja fournit des grilles pour surélever les aliments et 2 couvercles de rangement. D’ailleurs, il est important de noter que les grilles possèdent un revêtement en céramique antiadhésive sans PTFE (Téflon) et sans PFOA. Il faudra faire attention à ne pas utiliser de couteau ou d’ustensile en métal dessus pour ne pas les rayer.

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Esthétiquement, cet air fryer se fond plus dans le décor. C’est plus discret, plus propre visuellement et surtout moins encombrant dans une cuisine. Alors, certes, ce n’est pas le plus compact, mais il est peu contraignant, surtout face à mon air fryer avec double compartiment de chez Ninja. Comme on le voit ci-dessous, il se montre bien moins imposant et c’est la cuve la plus grande (3,8 L).


Avec ses 30,4 cm de large pour 34,5 cm de haut et 34 cm de profondeur, on reste sur un appareil relativement compact, qui tient sans problème sur un plan de travail standard et se glisse facilement dans un placard quand on ne l’utilise pas. Il est même possible d’empiler les bols en verre, ce qui fait clairement la différence pour optimiser l’espace sur le plan de travail.
Cuisson
Ninja a fait le choix de ne pas rendre connecté son appareil : il n’y a pas d’application mobile ni de contrôle à distance. Cette absence de fonctionnalités connectées est volontaire, car la marque mise sur l’efficacité et la simplicité d’utilisation.
Le Ninja Crispi va donc droit au but, sans chercher à compliquer les choses et propose quatre modes principaux (Air Fry, Rôtir, Réchauffer et Maintien au chaud) et ne demande à l’utilisateur de régler que le minuteur, la température étant automatiquement définie par le mode choisi.
C’est d’ailleurs quelque chose d’assez frustrant. Là, on utilise les modes un peu « à l’aveugle », en se basant sur leur nom… sans vraiment savoir clairement à quelle température ils correspondent. On retrouve quelques indications dans le manuel, qui montre que la chaleur faible (Keep Warm) commence à 70 °C et que la température plus élevée est obtenue avec le mode Air Fry qui monte à 200 °C. Pour les autres modes, il faudra faire au feeling.
Les différents modes
Je me suis vite retrouvé à tourner autour des mêmes selon ce que je faisais :
Le mode Air Fry, c’est celui que j’ai utilisé le plus souvent. C’est le mode « classique » pour tout ce qui doit être croustillant. Pour tester un peu ses capacités, je suis parti sur quelque chose de simple : des blancs de poulet panés à la chapelure panko. Je les ai simplement déposés dans le bol en verre, surélevés avec la grille pour laisser l’air bien circuler, puis lancés en mode Air Fry. Pas besoin d’en faire plus.

Avant

Après
Après 10 minutes de cuisson à 200 °C, la chapelure a bien doré, avec une couleur uniforme et surtout ce côté légèrement irrégulier typique du panko, qui donne tout de suite une impression de croustillant. Et à l’intérieur, le poulet reste moelleux, pas du tout desséché — ce qui peut vite arriver sur ce genre de cuisson.


Le fait de pouvoir suivre la cuisson à travers le verre aide aussi : j’ai pu voir la coloration arriver progressivement, ce qui permet d’ajuster si besoin sans ouvrir toutes les deux minutes.
J’ai bien évidemment testé les frites : il a fallu un peu moins d’une vingtaine de minutes pour que les frites soient dorées, juste ce qu’il faut et croustillantes. Pour que la cuisson soit homogène, j’ai tout de même remué à l’aide des poignées du bol, ce qui évite de se brûler sur la paroi de verre.

Avant cuisson

Après cuisson
Même s’il n’y a pas de mode « Bake » — généralement utilisé pour la pâtisserie — comme on peut voir sur d’autres modèles, j’ai tout de même tenté le mode air fryer pour faire cuire des cookies. Et c’est là que j’ai fait face à l’un des compromis du Crispi.
Malgré la présence de deux récipients, dont un plus grand, la capacité reste relativement limitée dès qu’on sort des usages « classiques » comme les frites ou les nuggets. Dans mon cas, j’ai pu disposer quatre cookies au maximum, en laissant suffisamment d’espace entre eux pour éviter qu’ils ne se touchent et ne fusionnent à la cuisson.

Screenshot

Screenshot
En étant un peu plus optimiste, un cinquième cookie aurait peut-être pu rentrer, mais au prix d’un espacement réduit — avec le risque de se retrouver avec une fournée moins homogène, voire des biscuits collés entre eux. Sinon, niveau cuisson, je pense que moins de 10 minutes semblent plus indiquées, car ils ont très vite doré et comme il n’est pas possible de régler la température, il vaut donc mieux garder un œil dessus.
Le mode Roast, lui, est adapté pour des plats comme des morceaux de viande, des légumes rôtis ou des préparations un peu plus épaisses. J’ai lancé des paupiettes, sans trop savoir à quoi m’attendre…


Après une trentaine de minutes, l’intérieur n’était pas très bien cuit, j’ai dû relancer une dizaine de minutes pour que la viande soit totalement cuite. Après 40 minutes, elles ressortent bien dorées à l’extérieur, avec une surface légèrement caramélisée.
Le mode Recrisp est clairement dédié aux restes du frigo. Une pizza de la veille, des frites ramollies… et ça leur redonne un vrai coup de croustillant sans les dessécher.
Enfin, le mode Keep Warm sert à garder un plat chaud en attendant de passer à table. Rien de compliqué, mais franchement utile au quotidien.
Entretien
L’entretien est vraiment l’un de ses points forts.
Après la cuisson, il suffit de retirer simplement la grille et le récipient en verre et, soit on les passe sous l’eau chaude savonneuse, soit on les met directement au lave-vaisselle comme ci-dessous. Pas de panier profond difficile à atteindre : les parois lisses en verre se dégraissent très vite, et on voit immédiatement s’il reste une trace. On est plus proche d’un plat de cuisson classique que d’un appareil électroménager traditionnel.


En revanche, si on est un peu maniaque, il reste plus exposé aux traces visibles (graisse ou traces de doigts), et demande donc un essuyage régulier pour conserver un aspect propre. Par contre, je ne vous cache pas que j’ai eu quelques frayeurs, lorsque je le nettoyais. Le verre avec du savon, ça glisse… et le récipient en verre est plus lourd qu’un panier classique, ce qui peut se ressentir à la manipulation et on peut avoir peur de le faire tomber. De mon côté, c’est arrivé qu’il me glisse un peu des mains dans l’évier, mais le verre est solide.
Prix et disponibilités
Le Ninja Crispi a été lancé au prix de 179,99 euros, mais aujourd’hui, on peut le retrouver à 119,99 euros sur le site officiel.
Il se décline en 9 coloris et en plusieurs versions qui varient principalement par le nombre d’accessoires et de contenants fournis, permettant d’adapter l’offre selon les besoins… et le budget.
Vous trouverez Ninja Crispi sur plusieurs sites de e-commerce, notamment Boulanger, Darty, Fnac, E.Leclerc ou encore Electro Dépôt.