Avec pas moins de 17 modes de cuisson au menu, le nouveau multicuiseur connecté de Moulinex, le Cookeo Infinity, se propose de réunir le meilleur des univers en fusionnant les technologies de cuisson sous pression, vapeur et maintenant AirFryer ! Nous l’avons donc testé de façon intensive durant une semaine et continuons même après. Voici le verdict après 3 mois.

Quand le premier Cookeo est sorti dans le commerce, le succès fut immédiat. Une réussite méritée, signée par l’ingéniosité du Français Moulinex. Pour ceux qui sont novices dans le concept, un Cookeo est un multicuiseur complet. Il est donc possible de faire rissoler des aliments, de les cuire à la vapeur, de préparer des plats en mijotage, comme de cuire sous pression, sans les risques, le stress et les sons que peut générer une cocotte-minute.
Cookeo n’en est pas à sa première déclinaison, mais avec le Cookeo Infinity, la marque française propose sa première évolution majeure, et celle-ci n’est pas des moindres : l’ajout d’une fonction AirFryer ! Et même un mode ActiFry, la friteuse sans huile de Moulinex avec pale. Comment peuvent cohabiter cuisson sous pression, vapeur, rissolage et AirFryer ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir avec nous.
Jour 1 : découverte et installation
Je suis habitué au Cookeo, et pourtant cet Infinity m’a un peu déstabilisé. Si j’ai bien retrouvé les codes stylistiques de cette famille de produits, avec sa forme stylisée de cocotte-minute, l’objet est maintenant plus haut, il fait plus massif, sans pourtant devenir trapu.

Avec un poids de 13 kg et des dimensions de 37,4 x 37,5 x 40,6 cm, le Cookeo Infinity est un gros bébé. Pourtant, il reste assez élégant avec ses lignes douces et sa robe noire laquée, avec quelques touches métalliques. Nous avons en façade un bel écran LCD couleur de 4,3 pouces qui surmonte une molette de commande aux dimensions généreuses.
Le Cookeo Infinity est donc un produit assez gros et pourtant il faut relativiser. Il occupe le même espace de rangement que l’AirFryer Philips HD900 d’une capacité de 9 L. Toutefois, je note qu’ici Moulinex propose une cuve de 6,5 L, mais la marque conseille de ne pas dépasser une capacité utile de 4,3 L. Tout cela pour simplement vous dire qu’elle occupe un volume équivalent à celui d’un gros AirFryer.

Parlons justement de la cuve, et pour y accéder il suffit de soulever le couvercle. Pour cela, rien de plus simple : tirez sur la poignée en métal sur la partie supérieure de la machine. Notez que c’est elle que vous devrez abaisser au maximum pour la cuisson sous pression.

Une fois le Cookeo ouvert, j’ai retrouvé avec plaisir la cuve antiadhésive spécifique aux Cookeo. Mais ce qui m’a donné le sourire est bel et bien la pale de mélange que je peux placer et retirer facilement en son centre.


L’autre changement marquant se situe dans le couvercle. En effet, il se compose de deux parties. Ainsi, la grille dédiée au mode friteuse à air occupe le fond du couvercle. Puis vient un module pour la cuisson vapeur, pression ou classique qui se clipse dessus en toute simplicité.

En refermant, je note les aérations à l’arrière. Elles serviront à évacuer le surplus de pression en cours de cuisson et à la faire revenir à la normale après une cuisson sous pression, et à évacuer tout autre type de chaleur. Nous reviendrons dessus plus bas, mais avant de lancer une cuisson vapeur, il faut bien penser à cette évacuation. En effet, il faut éviter qu’il y ait du passage derrière le Cookeo pour éviter des incidents. De plus, la vapeur peut abîmer certaines surfaces si l’aération n’est pas optimale. Personnellement, ayant une petite cuisine, je l’utilise sous une hotte pour éviter ce désagrément.

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J’installe donc le Cookeo Infinity, le mets en marche et il me propose l’appairage avec l’application mobile. Une opération simple : il suffit de scanner le QR code qui s’affiche à l’écran, mais avant cela créez-vous un compte Moulinex si ce n’est pas déjà fait. L’association faite, nous avons accès à l’intégralité des recettes déjà disponibles dans le Cookeo (150), plus toutes celles qui sont ajoutées dans l’application. La cuisine ne sera pas pour tout de suite, je dois d’abord explorer l’interface de la bête.
Avant de me lancer dans le choix de recettes que je vais tester et de faire les courses adéquates, j’explore plus en profondeur l’interface physique et l’application.

Sur le Cookeo, tout se contrôle à partir de la molette centrale, avec en complément un bouton sensitif Retour et un second Menu.

Le contrôle est précis, et la molette offre un mouvement fluide. Elle permet, depuis le menu d’accueil, d’accéder rapidement à toutes les fonctions de cuisson de l’appareil. Chacune donne lieu à un sous-menu donnant accès à des options de cuisson, principalement le temps et l’usage ou non de la pale de mélange. Ainsi, nous avons les fonctions principales : Cuisson sous pression, ActiFry, Vapeur, Rissoler, Mijoter, Brassage et AirFryer. Certains proposent un sous-menu. Ainsi, AirFryer donne accès aux modes ActiFry, AirFryer classique, mais également Rôtir.

Autre fonction du menu principal qui se démarque, celle dédiée à la cuisson par type d’ingrédient, qui inclut légumes, féculents, protéines, avec pour chacun différents types et sous-types d’ingrédients. Par exemple, nous avons Féculents, qui donne accès à plusieurs choix dont le blé ou l’orge.

Dans le cas de la viande, nous pouvons sélectionner le bœuf, le poulet, puis un type de pièce précis. Il faut ensuite préciser les quantités et, si proposé, choisir entre les différents modes de cuisson.

Pour accéder aux recettes, vous avez deux possibilités. Simplement en entrant dans le menu des Recettes, qui est déjà riche de 150 recettes. Puis vient Univers, et là vous retrouverez les recettes provenant de l’application ; il peut s’agir de recettes créées par d’autres propriétaires de Cookeo Infinity ou de recettes que vous aurez adaptées. Quant à la quantité d’ingrédients, il suffit de choisir le nombre de convives pour que la machine vous donne automatiquement les bons dosages.
La compréhension est immédiate et nous comptons sur le savoir-faire de la marque avec ses autres produits connectés pour être aussi à l’aise avec l’application.
La page d’accueil nous donne accès à des recommandations de recettes en fonction de nos précédentes recherches et choix. Juste en dessous, une sélection de différents packs de recettes, et le reste se répartit entre informations sur les produits et les accessoires, ainsi que des contenus créés par la marque.
L’onglet Recherche, c’est une mine d’or ! Il me permet de piocher dans plus de 10 000 recettes. Je peux les filtrer par ingrédient, nom de recette, type de cuisine. Je peux aussi trouver des recettes en partant des ingrédients dans mon réfrigérateur.

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À cela s’ajoutent des packs thématiques et, bien sûr, je peux créer mon propre livre avec les recettes trouvées ou celles que j’aurai adaptées.
L’onglet Planification est le petit coup de pouce pour organiser ses repas dans le temps. N’haussez pas les épaules, car plus nous avons utilisé le Cookeo Infinity, plus nous avons pris l’habitude d’organiser des repas, d’anticiper les achats et ainsi moins gaspiller.

Pour chaque recette, il est possible d’ajouter les ingrédients dans une liste de courses. Il est juste dommage qu’elle soit isolée dans l’appli et ne puisse être partagée avec les assistants vocaux, par exemple. Enfin, l’onglet Boutique sert de portail pour acheter des accessoires Cookeo ou tout autre produit Moulinex, de l’AirFryer au blender. L’ensemble profite d’une interface claire et lisible. Bien que je trouve certains menus un peu chargés, j’ai rapidement trouvé mes marques. Autre petit bémol, les recettes sont peu illustrées. Pendant ce temps passé à explorer l’application, j’ai sélectionné mes premières recettes, avec en tête de tester en premier lieu le mode AirFryer.
Jour 3 : friture à air party
Je suis déjà un habitué du Cookeo, donc ma première envie était de tester la grosse nouveauté que représente la partie AirFryer. Le Cookeo Infinity affiche une puissance de 1600 W, ce qui le positionne très bien sur le marché. La cuve de 6,5 L semble généreuse, mais à l’usage seuls 4,3 L sont vraiment exploitables, ce qui reste suffisant pour nourrir un couple ou une petite famille dans la majorité des cas.

Quand je sélectionne AirFryer, j’ai le choix entre deux modes principaux : AirFryer manuel et ActiFry. Le premier correspond à une cuisson classique à air et nécessite un panier de cuisson spécifique. Le second s’apparente plus aux appareils ActiFry de la marque. Des friteuses à air avec une pale qui permet une cuisson plus homogène, au prix d’un encombrement plus grand. Alors qu’ici, cela reste concentré dans un volume, et surtout un diamètre, du Cookeo.


J’ai donc testé en premier lieu des frites surgelées de différentes formes : des pommes allumettes, aux potatoes, aux frites bistro et même les soufflés. Lorsque la pale les mélange, elles ne sont pas écrasées. Elles ressortent avec une jolie dorure, qui est surtout homogène. La cuisson à cœur est de bonne tenue, toutefois pour les premières fournées, je vous conseille de les goûter avant la fin de cuisson afin de trouver la cuisson optimale à vos yeux.
Je peux préparer de savoureuses frites pour deux à quatre personnes. Au-delà, vous aurez des portions un peu menues pour chacun des convives. Comptez environ 17 à 20 minutes pour une fournée.


Les produits surgelés ne nécessitent pas d’ajout de graisse, ils en contiennent déjà assez… Alors que pour la cuisson de frites fraîches, cela est obligatoire. Pour réussir vos frites, il est déjà impératif de les sécher dans un torchon après les avoir lavées à l’eau claire pour retirer un maximum d’amidon. Ensuite, je les mélange avec une cuillère ou deux maximum d’huile végétale dans un récipient.


Il est possible de sauter la seconde étape et de faire confiance à la pale, mais la première est impérative, sinon la cuisson sera de piètre qualité. Mais quand cela est fait, nous obtenons des frites fraîches qui se rapprochent vraiment des classiques. Pas aussi dorées, pas aussi croquantes bien sûr, mais le rendu est très bon pour une friteuse à air.
Reste un bémol, il faut une certaine quantité de frites pour que la pale soit vraiment efficace. Pour deux personnes, cela ira, mais pour une, vous devrez régulièrement intervenir en les mélangeant manuellement pour un résultat optimal.


Je passe à l’AirFryer classique et là j’utilise le panier de cuisson que je place au fond de la cuve et qui repose sur le support de la pale de mélange. Ici, la mécanique est classique pour un AirFryer. Ainsi, je précise la température et le temps de cuisson désiré et laisse travailler la machine. Je l’ai utilisé pour différents produits panés, des poissons, des cordons bleus ou encore des calamars ou des nuggets.


Le résultat est de très bon niveau, avec des produits frits joliment dorés. Mais pour ce résultat, j’ai dû régulièrement retourner les aliments afin d’obtenir une cuisson homogène, sauf bien sûr pour le poisson en croûte en photo ci-dessus. Toutefois, je suis un peu gêné par la manipulation du panier de cuisson. En effet, elle est un peu délicate avec deux petites poignées qui n’offrent pas une grande prise pour les doigts. De plus, elles sont chaudes, et je conseille fortement des gants ou un torchon pour les manipuler.


J’ai ensuite essayé d’augmenter le volume de cuisson en ajoutant des aliments au fond de la cuve, sous le panier. Le résultat est correct, mais varie beaucoup en fonction des aliments. Du boulgour ne posera pas de difficulté, mais tentez des frites et une bonne part sera écrasée entre la pale de mélange et le panier. Ajoutez à cela que le volume est limité, ne permettant pas de cuire de grandes quantités sous le panier de cuisson.


J’ai ensuite réalisé un petit rôti de porc et des lasagnes. Dans les deux cas, le résultat est impeccable, avec une belle cuisson à cœur et surtout une jolie couche brune et craquante sur la pièce de viande et un beau gratin pour le plat italien.


Pour ce dernier, il faut juste s’assurer d’être généreux en sauce sur la dernière tranche de pâte, avant de la parsemer de fromage.


Je ne l’ai pas fait la première fois et le dessus était alors un peu trop sec.
Jour 4 : le roi du rissolage ?
Beaucoup d’appareils proposent des pales pour mélanger des ingrédients et ils le font en général assez bien. Reste un point qui pose souvent souci : le rissolage. Ainsi, même un Thermomix TM6 a ses faiblesses à ce niveau, et le Moulinex Companion se positionne aussi très bien, mais ce sont presque deux exceptions.
J’étais donc très curieux de découvrir cette fonction, qui se lance aussi bien par l’application que directement sur le produit. Trois niveaux de rissolage sont proposés : Bas, Moyen et Fort. Il est possible de rissoler avec ou sans pale, et étant adepte du moindre effet, je me suis concentré sur le premier mode. À l’usage, les deux premiers sont très efficients pour les légumes, par exemple, ou des mets fragiles comme des poissons ou des crevettes.


Mais sur des viandes, la cuisson risque de devenir excessive au cœur le temps d’avoir la bonne coloration. Mieux vaut la saisir en rissolage fort afin d’obtenir une cuisson impeccable sans que la viande ne soit trop cuite. Un point important si vous réalisez une poêlée viande-légumes ou un plat en sauce juste après.
Tout n’est pourtant pas parfait, ainsi certains aliments comme les gnocchi peuvent être un peu trop écrasés à notre goût. En ce qui concerne la quantité d’huile, pour la minimiser, nous vous conseillons de faire comme pour des frites fraîches, en les mélangeant dans un récipient ou en les recouvrant de graisse avec un pinceau ou un spray.

Second bémol, comme pour le mode ActiFry, il faut une certaine quantité d’aliments pour que la pale puisse réellement bien les mélanger. Vous le constaterez rapidement, mais par exemple 150 à 200 g de viande en cubes nécessitent une intervention manuelle régulière pour un rendu optimal ; au-delà, cela devient inutile et le rendu est aussi beau qu’homogène sans intervention de ma part.
Le principal reproche que je peux faire au rissolage est le temps de préchauffage. Un point qui, comme vous le verrez, se retrouve plus bas dans d’autres modes de cuisson. Ainsi, il n’est pas rare de devoir patienter entre 5 et 8 minutes avant que la cuisson se lance réellement. Pour éviter d’avoir une huile trop chaude lors de la cuisson, je ne la verse que lorsque le préchauffage est sur le point de se terminer. Sinon, je trouve que les aliments les plus fragiles risquent de brunir un peu trop vite. Mais je ne vais pas bouder mon plaisir, car le Cookeo Infinity est sûrement l’un des meilleurs robots culinaires dans la catégorie rissolage. Voyons maintenant ce qui se passe quand je lui mets la pression.
Jour 5 : cuisson vapeur et sous pression
L’objet premier du Cookeo, en tant que multicuiseur, a toujours été la cuisson vapeur. Je dois avant toute chose vérifier que le panneau vapeur, qui doit recouvrir la grille de l’AirFryer, est bien en place. Ensuite, ce n’est que du bonheur et de la simplicité. Une fois les ingrédients placés et le couvercle verrouillé, je n’ai plus qu’à vaquer à mes occupations et laisser le Cookeo travailler.
La cuisson sous pression est nécessaire pour certaines recettes, mais permet également de cuire plus rapidement des plats comme un bourguignon, bien d’autres plats en sauce, et cela conviendra tout autant à un chili con carne qu’à un couscous, qui seront savoureux tout en cuisant deux fois plus vite. Si je l’utilise en adaptant une recette provenant du net ou d’un livre de recettes, je prends en général le temps de cuisson demandé au four, à la cocotte ou à la casserole, je divise ce chiffre par deux ou trois en fonction des ingrédients et je lance ensuite le mode cuisson sous pression. Sur de nombreux plats, il est possible de cuisiner plus vite sans perdre en qualité visuelle et gustative.
Avec ici un point fort supplémentaire qui, selon moi, manque beaucoup à la concurrence. En effet, il est possible de cuire sous pression tout en activant la pale, qui va donc homogénéiser la cuisson, ce qui est impossible avec une cocotte-minute classique.

J’ai ensuite enchaîné avec des cuissons vapeur de légumes dans un premier temps. Je dois impérativement utiliser le panier vapeur fourni, qui a une contenance suffisante pour placer un chou-fleur découpé, plusieurs brocolis, ou jusqu’à 500 g à 1 kg de haricots verts, tout en offrant un bon niveau de cuisson.


J’obtiens alors des légumes tendres, fondants au cœur, et cela en utilisant uniquement les modes automatiques. En mode manuel, je peux alors affiner la cuisson pour, par exemple, obtenir un cœur moins tendre et laisser du croquant à ces aliments. Cela reste une des forces du Cookeo Infinity, je ne suis pas corseté et je peux donc vraiment adapter l’appareil à mes désirs. En ce qui concerne la cuisson du poisson, posé sur une feuille de papier sulfurisé ou en papillote, nous sommes aussi satisfaits que pour les légumes.
Jour 6 : mijotage et cuissons complexes
Le Cookeo propose un mode mijotage et, comme nous sommes en pleine période hivernale, cela tombe bien. Notez que je l’utiliserai aussi pour certains plats d’été en sauce, mais ici, c’est le bourguignon qui fut à l’honneur. Nous avons suivi la recette de l’application, et c’est là que nous notons la différence avec ce que proposent Thermomix ou même le Moulinex Companion. En effet, si les recettes sont claires et bien découpées, elles ne sont pas aussi didactiques que chez les deux concurrents énoncés précédemment. Là où ils vont tout détailler et vous donner les temps de cuisson pour chaque étape, le Cookeo vous laisse plus libre. Ainsi, les temps de cuisson du rissolage, par exemple, ne sont pas toujours donnés, idem pour le risotto. Cela ne gênera pas les habitués de la cuisine, mais les autres risquent parfois de se poser trop de questions devant une recette un peu complexe.


Rien de rédhibitoire, mais pour ma fille, par exemple, j’aurais aimé un niveau ultra débutant. Surtout que, de par sa conception multifonction et son encombrement raisonnable, il peut aussi bien convenir à des foyers avec enfants, qu’à des couples pressés ou à des célibataires qui savent à peine faire cuire des pâtes.


Ce Cookeo profite de deux niveaux de mijotage, à basse température pour des pots-au-feu, des bourguignons cuits très lentement, et fort pour un résultat plus rapide. J’aurais apprécié un mode intermédiaire, ou définir moi-même la température de cuisson, mais c’est vraiment pour chipoter. Avant de lancer sa cuisson, je dois préciser si je veux activer la pale de mélange, chose que je peux aussi faire plus tard durant la cuisson. Ce mode est un vrai plus, qui laisse le temps de laisser mijoter ses petits plats, tout en garantissant une cuisson homogène. Plus de drame si vous oubliez de venir mélanger régulièrement votre préparation.
Le mode brassage profite également de la pale de mélange, comme pour la préparation d’un risotto. Je n’ai pas suivi la recette originale, qui demande d’ajouter régulièrement du bouillon au riz. J’ai immédiatement mis la quantité de bouillon conseillée par la recette de l’application. J’ai été très surpris, car j’ai finalement obtenu un risotto très bien cuit, sans excès de liquide. Toutefois, pour les puristes, cela sera peut-être encore trop, et bonne pioche, il est possible de réaliser cette recette couvercle ouvert, et donc d’utiliser la méthode traditionnelle.
Jour 7 et plus : entretien et test long terme
S’il y a une chose qui m’a séduit avec le Cookeo Infinity, c’est bel et bien la facilité d’entretien. La cuve, avec son revêtement antiadhésif, accroche peu de nourriture ou de résidus brûlés. Et s’il y en a, un bon coup d’éponge me suffit en général à les retirer.

Il est vraiment possible de réaliser des recettes un peu complexes avec le seul Cookeo. Ainsi, je peux faire rissoler des viandes avant de les réserver. Ensuite, en moins de deux minutes, je lave et sèche la cuve pour lancer ensuite une autre cuisson ou le mode mijotage. Une fois terminé, le nettoyage suivant sera tout aussi rapide, même s’il y a de la sauce. Seule la pale de mélange demande un peu plus d’effort et d’utiliser une surface un peu abrasive pour retirer les résidus collés. Pendant la dégustation du repas, rien ne m’empêche de lancer une fournée de bananes ou d’ananas rôtis pour le dessert.

Il n’est pas rare de réaliser une recette complète sans salir une poêle ou une casserole supplémentaire. Quant au Cookeo en lui-même, sa surface noire laquée n’accroche pas tant les traces que je le craignais au départ. Toutefois, un coup de chiffon a minima ne sera pas du luxe pour garder tout son lustre. La partie entre la cuve et le bord supérieur de l’appareil doit aussi être régulièrement nettoyée.
Et trois mois après …
Comme vous vous en doutez, je suis emballé par ce Cookeo Infinity. Les nombreux modes de cuisson associés à sa conception intelligente rendent la cuisine au quotidien plus facile et surtout plus rapide, merci, entre autres, à la cuisson sous pression.
Personnellement, les recettes proposées sont assez détaillées, mais les plus néophytes en cuisine risquent de connaître quelques moments d’hésitation. Toutefois, cela passera vite et, mis entre les mains d’adolescents et d’un étudiant incapable de se faire des œufs au plat, le résultat est assez probant. Il en est ressorti que l’application les a beaucoup rassurés et que l’usage comme l’entretien ont terminé de les convaincre. Ils ne sont pas devenus des chefs, mais l’idée de cuisiner régulièrement s’est un peu plus imposée. De plus, le côté tout-en-un limite l’usage d’autres accessoires de cuisine.
Dans le contexte d’un foyer, après plus de trois mois d’usage, il est réellement devenu central dans la cuisine du quotidien. La compagne du testeur était plus que rétive, voyant un produit culinaire de plus encombrer la cuisine. Le fait qu’il occupe le même espace que notre AirFryer l’a déjà rassurée. Au bout d’un mois, elle l’a finalement totalement adopté et l’économie de vaisselle a aussi joué. Puis c’est sa polyvalence, lui permettant de lancer des recettes complexes ou simples très rapidement, qui a fini de la convaincre. Actuellement, il est utilisé au minimum 3 à 4 fois par semaine et souvent plus.
Prix et disponibilité du Moulinex Cookeo Infinity
Le Moulinex Cookeo Infinity est disponible uniquement en noir, au prix conseillé de 449 euros, sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.