Avec sa gamme « a », Nothing a su bousculer les codes du milieu de gamme en alliant design clivant et performances équilibrées. Le nouveau Nothing Phone (4a) entend transformer l’essai en musclant sa partition photographique, notamment grâce à l’héritage du zoom périscopique de la version Pro.
Avec ses modèles « a », Nothing a bousculé le marché en réussissant à faire aussi bien, voire mieux, que la concurrence, aussi bien au niveau des performances que de l’affichage. Tout en apportant un look vraiment différent de ce qui se fait sur le marché, la marque a donné à ses mobiles une identité visuelle forte, reconnaissable et design.
Le Nothing Phone (4a) se veut donc dans la continuité, tout en annonçant renforcer la partie photo, en reprenant le zoom périscopique du Phone (3a) Pro. Beaucoup de beaux arguments pour nous faire craquer sur le papier, surtout avec un prix démarrant à 369 euros. Voyons maintenant ce qu’il en est au quotidien.

Fiche technique
| Modèle | Nothing Phone (4a) |
|---|---|
| Dimensions | 77,57 mm x 163,95 mm x 8,55 mm |
| Interface constructeur | Nothing OS |
| Taille de l’écran | 6,78 pouces |
| Définition | 2720 x 1224 pixels |
| Densité de pixels | 440 ppp |
| Technologie | AMOLED |
| SoC | Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4 |
| Puce graphique | Qualcomm Adreno 810 |
| Stockage interne | 256 Go |
| Appareil photo (dorsal) |
Capteur 1 : 50 Capteur 2 : 50 Capteur 3 : 8 Mp |
| Capteur photo frontal | 32 Mp |
| Définition enregistrement vidéo | 4K @ 60 fps |
| Wi-fi | Wi-Fi 6E |
| Bluetooth | 5.4 |
| 5G | Oui |
| NFC | Oui |
| Capteur d’empreintes | Sous l’écran |
| Type de connecteur | USB Type-C |
| Capacité de la batterie | 5080 mAh |
| Poids | 204,5 g |
| Couleurs | Noir, Blanc, Bleu, Rose |
| Fiche produit |
Design
Les choix stylistiques de Nothing peuvent se résumer à la transparence, au design électronique et à la lumière intelligente. Un triptyque que les stylistes de la marque anglaise ont toujours réussi à décliner, sans jamais trop se répéter.

Nous avons donc ici un Nothing Phone (4a) avec écran de 6,78 pouces qui affiche des mensurations de 163,95 x 77,57 x 8,55 mm, quasi identiques à celles du (3a), pour un poids de 204,5 g. La face avant est très épurée, avec un poinçon central en haut de l’écran. Malgré des bordures d’écran bien visibles, l’affichage occupe 91,3 % de la surface totale, contre 87,7 % pour le Phone (3a). Nothing peaufine donc sa formule, et cela se constate encore plus quand nous retournons le mobile.

Nous retrouvons la transparence qui laisse apparaître des arabesques de circuit imprimé, de métal et de vis apparentes. Un design entre industriel et électronique qui confirme la Nothing Touch et nous donne un mobile avec du caractère, chose de plus en plus rare… Certes, il ne plaira pas à tous, mais il faut saluer quand une marque ose des choix tranchés. Notez que cette année, Nothing décline son produit en Rose et Bleu en plus des classiques Blanc ou Noir.

Le bloc optique conserve cette forme de pilule qui peut rappeler certains Pixel de Google. Néanmoins, ici l’encapsulation est plus accentuée, soulignée par un liseré blanc qui met en valeur une surface couleur métal. Il est placé plus haut que sur le (3a), et posé à plat il assure une stabilité rare avec les smartphones modernes.
Qui dit Nothing Phone, dit Glyph System. Ici, il évolue encore comparé aux Nothing Phone (3a) et (3a) Pro. La marque revient à un système plus varié, avec une barre composée de 63 mini-LED réparties en 7 carrés. Alors oui, cela est moins flashy et fait moins le show que le système à 3 bandes du (3a), mais se révèle aussi plus lisible et pratique au quotidien.

Le Glyph sert à communiquer et à interagir avec l’utilisateur par la lumière, aussi bien via son intensité que son rythme. Il peut servir d’alarme silencieuse, de chronomètre, d’indicateur d’approche de votre VTC (Uber) ou encore indiquer le niveau de volume. Une dizaine de fonctionnalités plus ou moins paramétrables, qui apporte une réelle valeur ajoutée au quotidien.

Les tranches sont plates, avec un toucher agréable et suffisamment de courbes pour ne pas agresser la paume de la main. Sur celle de droite, nous avons les boutons dédiés au volume et à la mise en marche / sortie de veille. Ils sont bien placés, les doigts se posent naturellement dessus. Toutefois, si vous avez de petites mains, le confort sera moindre.

Sur la tranche de gauche, nous avons la touche Essential Key, qui ouvre la porte à Essential Space. Une couche logicielle dopée à l’IA, qui doit vous servir de hub informationnel nourri de vos captures d’écran, notes écrites ou notes vocales. Une double pression lance Essential Space, une pression déclenche une capture d’écran avec note écrite ou vocale, et une pression longue lance une note vocale.
À voir ensuite comment cet espace s’intègre dans votre quotidien. Nous regrettons toutefois de ne pas pouvoir attribuer ce bouton à d’autres fonctions, pour ceux que Essential Space laisserait de glace.

Le produit profite d’une bonne qualité de fabrication : il est solide et l’écran est protégé par du verre Gorilla Glass 7i. Il profite en plus d’une certification IP64, qui lui assure de résister à une immersion dans l’eau jusqu’à 25 cm durant 20 minutes.
Écran
Nothing propose ici une très belle dalle AMOLED de 6,78 pouces en 1224 x 2720 pixels (1,5K). Ce qui nous donne une densité de 440 ppp, assurant une très belle finesse d’affichage. De plus, elle est LTPS, ce qui lui permet d’offrir un taux de rafraîchissement adaptatif de 30 à 120 Hz.
Nous avons réalisé nos mesures avec notre sonde et le logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays, en commençant par tester le Delta E sur les deux profils colorimétriques proposés par le Phone (4a) : Actif et Normale. C’est ce dernier qui offre le meilleur résultat, avec un Delta E de 1,89 contre 3 pour la valeur de référence, ce qui assure une excellente fidélité des couleurs.
Avec une température des couleurs de 6607 K, contre 6500 K pour la valeur de référence, nous obtenons un rendu de qualité, dont la très légère dérive vers les bleus ne se voit presque jamais. Quant aux espaces colorimétriques, nous avons mesuré 99 % du BT.709, 66 % du DCI-P3 et 45 % du BT.2020.

La luminosité maximale de l’écran a été mesurée à 1533 nits en SDR et 1656 nits en HDR. Cela assure un usage confortable même en plein soleil, et permet de profiter des contenus HDR dans un environnement lumineux normal.
Attention : n’oubliez pas de vérifier que la fonction Luminosité HDR est bien activée. Sans cela, en SDR comme en HDR, la luminosité devient beaucoup plus timide.
Performances
Pour son Phone (4a), Nothing reste fidèle à Qualcomm en embarquant son Snapdragon 7s Gen 4 (contre le Gen 3 pour le Phone (3a)). Un SoC qui nous retrouvons sur le Redmi Note 15 Pro Plus 5G.

Il est épaulé ici par 8 Go ou 12 Go de RAM (LPDDR4X) et un GPU Adreno 810, le tout couplé à 256 Go de stockage UFS 3.1.
Le tout donne des résultats de bench de très belle facture. Ainsi, AnTuTu 10.5.2 affiche un score de 878125, et Geekbench 3347 en Single Core, 4713 en Multi Core et 4713 pour Vulkan. Soit un brin plus que ce que nous avons mesuré sur le Xiaomi Redmi Note 15 Pro+.
Ces chiffres se vérifient sur le terrain, avec une interface fluide et des applications qui le sont tout autant. Nous n’avons pas noté de ralentissement ou de lag remarquable durant nos usages intensifs.

Côté gaming, nous avons des résultats cohérents, mais qui ne sont pas non plus brillants. Prenons Fortnite : en mode Épique, en visant les 60 fps, nous sommes plus proches des 10 à 20 fps. En mode Faible, nous arrivons à atteindre les 60 fps avec des chutes à 48 fps, et en mode Moyen, le framerate oscille entre 45 et 60 fps. Nous avons testé le mode 120 fps (qualité d’image faible) et cet objectif reste illusoire.

Dans Genshin Impact, en qualité Maximale, nous oscillons entre 55 et 42 fps. En mode graphique Élevé, nous restons plutôt entre 50 et 60 fps. En qualité Moyenne, le rendu est assez stable entre 58 et 60 fps. Dans Call of Duty, le mode 120 fps (qualité moyenne) ne parvient pas à dépasser les 60 fps. En qualité maximale, nous obtenons un framerate entre 50 et 60 fps ; pour plus de stabilité, il faut baisser la qualité d’un cran ou deux, selon vos exigences.
Domaine où Nothing excelle toujours : la maîtrise des SoC qu’elle utilise. Ici, le Snapdragon 7s Gen 4 offre une excellente stabilité durant nos tests de charge. Ainsi, nous avons mesuré un bridage très raisonnable, avec 11 % maximum de perte par rapport à la puissance maximale et c’est souvent bien en dessous.

Nous profitons donc ici d’une excellente optimisation, qui se traduit également par un dégagement de chaleur très maîtrisé. Il faut vraiment jouer plus de 30 à 60 minutes pour ressentir un inconfort, qui se concentre d’ailleurs principalement sur la zone située au-dessus du bloc optique.
Logiciel
Si Nothing joue sur un design atypique, c’est également le cas de son interface Nothing OS 3.1, qui travaille en tandem avec Android 16. Nous avons donc une interface particulièrement épurée, qui s’appuie sur le triptyque noir, blanc et rouge.
Une colorimétrie qui peut s’appliquer à toutes les icônes des applications pour encore plus de cohérence visuelle. Un peu déroutant au début, ce manque de couleur, mais nous nous y sommes faits et apprécions cette esthétique, que vous pouvez bien sûr personnaliser.
Les options ne sont pas nombreuses, mais vous pouvez revenir à un affichage d’icônes classique et utiliser le générateur de fond d’écran par IA pour agrémenter votre affichage.
Le tiroir des applications peut, comme sur iOS, regrouper automatiquement les applications par usage et par univers, ce qui se révèle très pratique et nous évite de le faire à la main. Notez l’absence d’outil IA propre… enfin si, mais Nothing le concentre surtout dans Essential Space.
Cette application, qui travaille en duo avec le bouton dédié sur la tranche gauche, est une sorte de bibliothèque de tout ce qui vous passe à l’esprit. Vos captures d’écran, des notes vocales ou écrites, vos images ou photos : tous les éléments que vous pouvez croiser ou concevoir au cours d’une journée peuvent se retrouver là. L’IA doit, en théorie, vous aider à classer, transformer des notes en suggestions d’action, et lancer des flux d’informations en fonction de vos points d’intérêt.


Si nous pouvons encore douter de la pertinence de certains classements, il faut admettre que cela permet d’avoir sous la main, et bien structurée, une sorte de pense-bête sur la journée… et au-delà. Ce n’est pas un outil que nous aurions utilisé de façon naturelle, mais en s’y astreignant, au bout de quelques jours, il est devenu un réflexe. Même si le système mérite encore d’être amélioré et enrichi en fonctionnalités.
Par contre, la politique de mise à jour est un peu décevante, avec seulement trois ans de mises à jour Android. Mais la marque se rattrape avec six ans de mises à jour de sécurité et, sur ce point, elle se rapproche de ce que proposent déjà Samsung ou Google.
Photo
Le Nothing Phone (4a) embarque un bloc optique tri-capteur :

- Un grand-angle de 50 Mpx avec une ouverture f/1,88 ;
- Un ultra grand-angle de 8 Mpx avec une ouverture de f/2,2 ;
- Un zoom périscopique de 50 Mpx avec une ouverture de f/2,88, pour un zoom optique x3,5.
Pour terminer, la caméra selfie est basée sur un capteur de 32 Mpx avec une ouverture f/2,2.
Grand-angle
Le capteur principal fait le job avec talent. Nous avons un joli piqué, des détails bien présents, lisibles et assez homogènes. La gestion des contrastes est de bonne tenue et permet d’apprécier encore mieux le rendu des couleurs. Celui-ci est vif sans en faire trop, nous restons sur des teintes naturelles, proches du réel.

La gestion de la lumière est aussi l’un de ses points forts. Les zones surexposées ne sont pas brûlées et restent assez lisibles, même en plein soleil. Les compositions à la luminosité plus disparate ressortent équilibrées.
Le rendu reste satisfaisant, certes le piqué est en recul. Nous avons des détails un peu plus gommés par le traitement numérique. Toutefois, nous apprécions un bruit numérique qui reste discret.
Le traitement ne dénature pas l’environnement : la gestion de la lumière et des couleurs reste très proche de ce qui est capturé. Le smartphone booste la luminosité de l’image et y apporte juste ce qu’il faut pour un rendu plus clair, sans dénaturer l’original. En revanche, si le rendu lumineux est faible, les photos restent propres mais le niveau de détails se réduit.
Portrait
Le mode portrait est un vrai plaisir à utiliser. Le détourage est impeccable, même dans les zones un peu piégeuses comme l’espace entre l’arceau du casque et le crâne du sujet. Le niveau de détails est de qualité, et les microdétails sont très soignés, ce qui permet de profiter d’un rendu réaliste de la capuche en laine, des poils de la barbe ou encore de la veste en cuir tanné.

La colorimétrie est de belle tenue, la carnation assez fidèle, un brin trop claire parfois. N’utilisez pas les fonctions beauté, elles ne font que lisser la peau et tuer les microdétails. Quant aux effets de flou, ils sont joliment progressifs.
De nuit, l’image est assez propre, le niveau de détails se maintient, mais les microdétails subissent un lissage très sensible. Un phénomène qui s’accentue avec la baisse de luminosité.

En revanche, il faut vraiment rester le plus immobile possible, sinon le sujet peut se révéler un peu flou et l’appareil délivrer une image floue.
Ultra grand-angle
Avec un capteur de 8 Mpx, nous ne nous attendions pas à des miracles. Le Phone (4a) délivre des clichés ultra grand-angle très acceptables. Ainsi, nous avons une bonne maîtrise des effets de distorsion.
À cela s’ajoutent une belle constance colorimétrique avec le capteur principal ainsi qu’une gestion de la luminosité tout aussi réussie.


Un bilan positif, qui est assombri par un niveau de détail clairement en retrait. Cela reste acceptable sur un écran de smartphone, mais pas au-delà.
De nuit, le niveau de détail recule encore, et cela même dans un environnement offrant un bon renfort lumineux. Le bruit numérique est plus présent, tout comme le lissage, plus agressif.
Si la luminosité reste assez bien maîtrisée, avec peu d’effets de halo, comme sur le (3a) Pro nous avons une colorimétrie qui dérive assez souvent vers l’orangé. Cela se constate surtout sur les zones blanches.
Zoom
Le Nothing Phone (4a) offre un premier niveau de zoom x2 en se basant sur le capteur principal. Ensuite, nous passons au zoom périscopique, qui démarre à x3,5 en optique, x7 en hybride, puis en numérique par la suite.
Le premier niveau de zoom, x2, offre un rendu quasiment sans perte. Il faut vraiment entrer dans l’image pour la détecter.
Le zoom x3,5 est de très bonne facture, il offre un excellent niveau de détails, tout en proposant une colorimétrie assez stable. Si elle change, c’est que le capteur s’adapte à une forte luminosité. L’algorithme sature un peu certaines couleurs pour mieux faire ressortir les contrastes, les détails et les microdétails. Ces derniers ne sont pas impactés par le grossissement, qui restitue joliment les textures.
Passons au zoom x7, qui conserve toutes les qualités du zoom x3,5, avec parfois une saturation un peu plus forte, toujours pour mieux gérer les zones très éclairées et ainsi éviter la surexposition, tout en conservant un très bon niveau de détails.
À partir du zoom x10, nous commençons à perdre en détails. Cela reste encore léger, mais perceptible sur les zones complexes principalement.
Au-delà du x10, nous constatons progressivement des détails en retrait, des microdétails qui disparaissent petit à petit. Nous avons moins de précision dans les traces, les volumes, et un léger bruit numérique s’installe.
De nuit, les premiers niveaux de zoom s’en sortent très bien. Nous notons toutefois que la colorimétrie change légèrement pour s’adapter au niveau de luminosité ambiante. Le but est encore une fois de permettre de renforcer les contrastes et les détails en jouant sur la saturation de certaines couleurs.
Le zoom x2 offre un bon rendu et, comme vous pouvez le constater, si le niveau de détail est bon, les microdétails sont beaucoup plus en retrait.
En ce qui concerne les détails, ils sont ici de meilleure qualité que sur le zoom x2, idem pour la restitution des textures, ici un peu plus palpable, même si cela reste faible.
Le zoom x7 est vraiment l’ultime limite, la captation de la lumière est moins importante. Les clichés sont donc plus sombres et, si nous avons encore un peu de détail, les microdétails sont maintenant absents.

Comme vous pouvez le constater, au-delà du zoom x7, déjà peu fameux de nuit, les niveaux supérieurs sont peu exploitables, sauf cas exceptionnel.
Selfie
Le détourage est de qualité. Il n’est pas aussi précis que celui du capteur dorsal, mais les erreurs restent rares, ou associées à une chevelure très vivace, par exemple.

La colorimétrie est un peu pâle, mais se rapproche vraiment de la carnation naturelle. Le niveau de détails est bon pour un capteur de ce type, et nous avons un rendu des poils et des textures assez bon. Nous notons toutefois un peu de lissage, qui lisse la peau, mais sans exagération.
De nuit, déjà, nous apprécions que l’ambiance lumineuse soit respectée. Puis le détourage est toujours d’aussi bonne qualité.

Par contre, les détails sont plus en retrait. Le lissage s’accentue et un peu de bruit numérique vient atténuer le rendu des textures. Cela reste pourtant très propre, mais ce résultat n’est valable que dans un environnement avec un vrai renfort lumineux. Un lampadaire, comme sur la photo ci-dessus, suffit, mais si vous vous éloignez, le cliché sera beaucoup moins plaisant.
Vidéo
Dans le domaine de la vidéo, le Nothing Phone (4a) propose la 4K à 30 images par seconde et le Full HD (1080p) à 60 images par seconde. À cela s’ajoutent un mode slow motion en 1080p à 120 fps et un mode time-lapse en 4K et en Full HD.
Audio
Les deux haut-parleurs du Phone (4a) sont de bonne tenue, surtout sur la restitution des médiums. Ils sont très bien restitués, offrant des voix impeccables, et les aigus qui suivent sont bien maîtrisés. Nous notons pourtant qu’ils peuvent devenir brouillons sur les scènes complexes. Les basses sont plus des bas médiums qu’autre chose et, s’ils manquent de punch, ils savent aussi apporter une certaine rondeur au son.
Réseau et communication
Le Nothing Phone (4a) propose une connectivité très complète. Ainsi, il offre le support de toutes les fréquences 5G en France, le NFC, le Bluetooth 5,4 et le Wi-Fi 6. En ce qui concerne la géolocalisation, ce mobile supporte BeiDou, GPS, GLONASS, Galileo, et QZSS.

Nous avons la fonction enfin Dual SIM, qui autorise deux nano-SIM.
Batterie
La batterie de 5080 mAh nous délivre des prestations solides. Ainsi, avec 14 h 58 sur PCMark, il se situe dans la tranche supérieure. Des chiffres qui se vérifient durant nos tests d’usage : en usage normal, il tient facilement toute la journée et peut même garder de l’énergie jusqu’au petit matin. En usage plus intensif, il tient bien une douzaine d’heures.

En usage vidéo, le film Inglourious Basterds (2 h 30), avec une luminosité de 250 nits et un volume à 50 %, consomme 11 points de batterie. En gaming, 30 minutes de Fortnite (qualité graphique moyenne) consomment environ 12 % de batterie, et 16 % pour Genshin Impact en qualité moyenne.

En cas de panne sèche, nous avons droit à la recharge rapide 55 W. Elle permet de récupérer 5 % de batterie en moins de cinq minutes, 15 % en 10 minutes, 50 % en 35 minutes, et 100 % en une heure et une poignée de minutes.
Prix et disponibilité
Le Nothing Phone (4a) se décline en noir, blanc, bleu et rose et existe en deux configurations :
- 8Go + 256 Go : 369 euros
- 12 Go + 256 Go : 419 euros