Déjà établie sur le marché des laveurs de vitres, Ecovacs ne veut pas se laisser devancer par la concurrence et innove avec la nouvelle génération de Winbot. Celle-ci s’attaque au lavage de la microfibre, en automatisant le processus grâce à une machine à laver, désormais intégrée au robot laveur de vitres. Voyons si cette innovation change vraiment la donne dans ce test complet.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Hagop Kavafian pour Frandroid

Malgré une présence depuis déjà plusieurs années sur le marché des robots laveurs de vitres, Ecovacs continue d’améliorer sa gamme Winbot au fil des années. L’arrivée du Winbot W2S Omni il y a quelques mois a déjà grandement amélioré le nettoyage des coins et des angles, mais nécessitait tout de même de retirer, laver et replacer manuellement la microfibre entre chaque vitre, ce qui nécessitait de se mouiller et sécher les mains à plusieurs reprises.

Pour pallier ce problème, Ecovacs a présenté le Winbot W3 Omni au CES, qui reprend la plupart des caractéristiques du W2S Omni, en y ajoutant un système de lavage automatique de la microfibre, pour un lavage des vitres encore plus automatisé et qui ne nécessite pas de se salir les mains.

Voyons dans ce test complet ce qu’apporte réellement l’ajout du système de lavage de la serpillière et s’il améliore véritablement le quotidien.

Fiche technique

Catégorie Détails
Navigation WIN-SLAM 5.0, détection obstacles 1 mm, vitesse 16 cm/s

Modes : rapide, profondeur, minutieux, bords, localisé, zone, intensif

Nettoyage TruEdge (précision 1,1 mm), pulvérisation 3 jets grand angle

Station Vortex Wash (16 jets 20 kPa, 4 disques brossage)

Sécurité Capteur gravité, optocoupleur (0,02 s), épaisseur verre min. 3 mm, retour auto, batterie ou câble
Capacité Réservoir eau 80 ml, batterie station 4500 mAh (charge <3h), succion

10 000 Pa​​ pour la batterie

Contrôle App ECOVACS HOME, Bluetooth/Wi-Fi, écran, panneau avant​

Ce test a été réalisé à partir d’un appareil fourni par la marque.

Un look de machine à laver qui se prend pour un cosmonaute

Pour cette nouvelle génération, Ecovacs opère un virage esthétique radical. La marque délaisse le format mallette, pourtant très apprécié de la gamme W2 et W2S, au profit d’un design audacieux : une station aux allures de lave-linge miniature. Celle-ci reste bien sûr transportable, mais nécessitera plus de précaution avec son poids de XX kg.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Hagop Kavafian pour Frandroid

Derrière son hublot transparent, on découvre une cuve de nettoyage équipée de quatre pales rotatives à poils rigides, conçues pour désincruster la microfibre en profondeur. L’accès est simplifié par un bouton supérieur qui fait basculer la façade pour accueillir le support de nettoyage. Pratique, le Winbot W3 est livré avec deux supports et deux lingettes, permettant un roulement automatique sans aucune manipulation manuelle.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Sur le dessus, on retrouve l’habituelle poignée de transport, qui dispose désormais d’une descente amortie, ainsi que plusieurs boutons de contrôle et un écran couleur, véritable nouveauté sur un Winbot. Il est ainsi possible de contrôler les paramètres du Winbot sans avoir besoin d’un smartphone et bien sûr de lancer le lavage de la microfibre, en plus de pouvoir basculer d’un mode de nettoyage à l’autre et de rétracter le câble du robot.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

En parlant de robot, celui-ci vient désormais s’accrocher à l’arrière de la station, comme un sac à dos d’astronaute, grâce à un crochet rétractable. Il n’est donc plus protégé comme sur les générations précédentes, mais devient plus facilement accessible. Sur la partie basse, Ecovacs a discrètement intégré la batterie, le câble de recharge, ainsi que le cordon de sécurité sous une trappe. En revanche, on regrette l’absence d’emplacement pour ranger le liquide lave-vitre fourni avec le robot, pourtant très pratique sur les versions précédentes.

Le laveur reste similaire à ses aînés et reprend un format carré avec une poignée supérieure et une petite ouverture pour y verser le produit lave-vitres. Celui-ci est pulvérisé automatiquement par les trois buses haute pression situées des deux côtés du robot. Sur le dessous, le robot utilise des chenilles pour se déplacer, ainsi qu’un système d’aspiration au centre pour le maintenir en place. La microfibre est désormais placée sur un support qui vient se clipser, bien qu’elle tienne toujours dessus par des Velcros. Enfin, tout comme le Winbot W2S, on retrouve deux brosses de précision TruEdge dédiées au nettoyage des angles et des bordures.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Terminons par la qualité de fabrication qui est excellente et même en hausse par rapport aux générations précédentes. La station est très bien finie, les plastiques semblent robustes et les finitions d’un niveau exemplaire.

Une application dispensable, et c’est une excellente nouvelle

Comme ses prédécesseurs, le Winbot W3 Omni est compatible avec l’application Ecovacs Home. Si vous êtes déjà équipé d’un robot de la marque, l’appairage en Bluetooth permet d’accéder aux réglages et aux différents modes de nettoyage habituels :

  • Nettoyage profond : recommandé pour les vitres extérieures, il assure un entretien complet de la surface avec un passage méticuleux sur les rebords.
  • Nettoyage intensif : garantit une couverture dense, idéal pour les vitres intérieures encrassées ou les surfaces présentant des traces légères.
  • Nettoyage rapide : pour un dépoussiérage express, sans traces visibles.
  • Nettoyage des bords : un programme dédié spécifiquement au pourtour du vitrage.

En complément, l’interface mobile offre également des options avancées : le joystick virtuel pour déplacer le robot manuellement, la pulvérisation forcée du produit atomisé, ou encore le mode de nettoyage des chenilles. C’est aussi via l’appli que l’on ajuste le volume des alertes vocales et que l’on effectue les mises à jour du firmware.

Cependant, la grande force de cette génération réside dans l’intégration d’un véritable écran couleur sur le dessus de la station. Là où les précédentes générations obligeaient parfois à tâtonner avec ses boutons physiques, le W3 affiche tout clairement. On y voit le mode sélectionné, l’état d’avancement et les alertes, permettant de piloter l’engin à 100 % sans jamais sortir son smartphone de sa poche.

En plus des paramètres de lavage des vitres, l’application permet également de gérer la grande nouveauté du produit : la station de lavage. On peut donc y lancer des cycles de nettoyage et de séchage de la microfibre.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Dans les faits, j’ai trouvé l’utilisation du Winbot W3 Omni d’une simplicité désarmante. Grâce à l’écran et aux commandes intuitives sur la station, on se surprend à oublier l’existence même de l’application. On pose le robot, on choisit son mode du bout des doigts, et on laisse la magie (et la machine à laver) opérer. C’est l’expérience de nettoyage la plus fluide proposée par Ecovacs à ce jour.

Côté connectivité, le Winbot W3 Omni joue sur deux tableaux. Pour le contrôle direct et le pilotage manuel, il s’appuie toujours sur le Bluetooth. C’est une approche cohérente, le nettoyage des vitres n’étant pas une tâche que l’on laisse sans surveillance.

Toutefois, la grande nouveauté est l’arrivée du Wi-Fi. Ce dernier facilite grandement la maintenance logicielle du robot. Plus besoin de garder son téléphone à côté de la station pendant 10 minutes pour une mise à jour : une fois connecté au réseau de la maison, le Winbot télécharge ses firmwares de manière autonome et bien plus rapide.

Enfin, pour ceux qui préfèrent ne pas garder les yeux rivés sur la machine, le Winbot reste un adepte de la communication. Il émet des messages vocaux clairs et en français pour vous tenir informé de chaque étape : du début du cycle au rappel de fin de lavage de la microfibre, en passant par d’éventuels incidents de parcours. Bien entendu, il reste possible de les désactiver, d’autant plus que l’écran intégré permet d’afficher clairement l’état du robot.

Un nettoyage efficace, mais une finition qui reste manuelle

En termes de nettoyage, le Winbot W3 Omni s’inscrit dans la lignée directe du W2S, avec une navigation améliorée grâce à l’algorithme WIN-SLAM 5.0, qui permet au robot de couvrir la vitre avec encore plus de précision. Comme sur la génération précédente, la mise en route est immédiate : on allume la station, on plaque le robot contre la vitre, et l’aspiration de 8 000 Pa s’occupe de le maintenir fermement.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Elle est même encore plus simple grâce à la station qui se charge désormais du lavage de la microfibre. En effet, il suffit d’y placer un support et de lancer le nettoyage, qui prend environ une minute. De plus, la grande force de cette nouvelle station est sa capacité à fonctionner en temps masqué. Grâce aux deux supports de microfibres fournis, vous pouvez lancer le nettoyage d’une vitre pendant que la station lave la lingette utilisée précédemment. Pour les microfibres particulièrement salies lors du nettoyage des vitres extérieures, un mode approfondi durant 1 m 30 va encore plus loin pour s’assurer qu’elle soit bien rincée avant le lavage de la vitre suivante.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Ce système change la donne au quotidien : on ne se mouille plus les mains, on ne manipule plus de lingettes sales et, surtout, on attaque une nouvelle vitre avec une microfibre propre, ce qui limite le risque de traînées de saleté.

Le robot propose toujours ses différents modes (Rapide, Intensif, Approfondi ou Bords), que l’on peut désormais basculer directement depuis l’écran de la station. Sur la vitre, le duo entre la pulvérisation automatique de liquide lave-vitre et la microfibre fait des merveilles sur la poussière, les traces de doigts ou les gouttes de pluie séchées. Toutefois, le constat reste le même que sur le W2S : le robot ne frotte pas la vitre comme le feraient les patins rotatifs d’un robot aspirateur. Pour les saletés incrustées (fientes d’oiseaux, pollution ancienne), un passage manuel préalable reste indispensable. Pour ce qui est du nettoyage des angles et des bords, on retrouve le système TruEdge et ses petites hélices rotatives. En revanche, le résultat reste mitigé, avec des traces arrondies souvent visibles dans les coins, notamment les jours de beau temps.

Par ailleurs, une fois son cycle terminé, le robot s’arrête et laisse inévitablement une légère trace de succion ou de microfibre à son point d’arrêt. Un coup de chiffon rapide à la main reste donc indispensable pour obtenir un résultat « zéro défaut ».

Les résultats sont donc globalement bons, mais nécessitent encore un coup de torchon ça et là après chaque passage.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Côté nuisances sonores, Ecovacs maintient ses bons scores avec environ 65 dB, ce qui reste supportable, même s’il couvrira une conversation ou le son de la télévision à proximité.

Enfin, l’autonomie reste un point fort. La batterie intégrée permet de tenir environ XX heures, soit un gain d’autonomie impressionnant par rapport à la précédente génération. C’est largement suffisant pour faire le tour d’un appartement ou d’une maison. Dans tous les cas, il reste possible de laisser la station branchée sur secteur pour un travail sans interruption.

Un entretien simple et fluide

L’entretien du Winbot W3 Omni change de dimension avec l’arrivée de sa station, mais reste très accessible. La grande nouveauté réside dans la gestion de l’eau : la station abrite désormais deux réservoirs distincts, un pour l’eau propre et un pour l’eau usée, suivant une logique identique à celle des robots aspirateurs laveurs haut de gamme. Il suffit de veiller à vider et rincer le bac après chaque session pour éviter toute stagnation ou mauvaise odeur.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

La cuve de lavage, visible derrière le petit hublot, demande également une attention particulière pour rester efficace sur le long terme. Heureusement, Ecovacs a eu la bonne idée de permettre l’entretien de cette zone directement depuis les commandes de la station. Grâce à l’écran couleur, on peut lancer un cycle de nettoyage de la cuve sans avoir à sortir son smartphone, ce qui simplifie grandement la routine de fin de nettoyage.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Du côté du robot, le réservoir interne se remplit toujours via le petit orifice situé sur le dessus. Le flacon fourni facilite l’opération et la capacité du réservoir permet de tenir assez longtemps avant de devoir faire l’appoint.

Enfin, les chenilles et les hélices TruEdge restent un élément crucial à surveiller pour garantir que le robot ne patine pas sur les surfaces humides. Comme pour la génération précédente, un mode spécifique permet de faire tourner les bandes de roulement à vide. Il suffit alors d’appliquer un chiffon dessus pendant qu’elles tournent pour retirer les résidus de poussière ou de gras. Pour ce qui est des hélices, un simple passage au chiffon doux après chaque vitre permet de les garder propres.

Ecovacs Winbot W3 Omni // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

En résumé, si le Winbot W3 Omni vous épargne la corvée du lavage manuel des microfibres, il demande en échange une gestion de ses bacs d’eau. C’est un transfert de compétences : on passe moins de temps au-dessus de l’évier avec une lingette, mais il faut intégrer la routine de remplissage et de vidange de la station, qui prend heureusement moins de temps, tout en étant bien moins laborieuse.

Prix et disponibilité

Le Winbot W3 est vendu 699 euros chez Amazon, Boulanger et Fnac et Darty, soit un tarif en hausse par rapport aux générations précédentes, qui s’explique par l’ajout d’une mini machine à laver et d’un écran couleur, garants d’un confort d’utilisation amélioré.


Fonte

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