
Proton VPN fait partie des fournisseurs de VPN les plus réputés du marché, le plus souvent mis en lumière pour sa transparence et sa rigueur sur la protection des données personnelles. Mais la réputation suffit-elle ? Proton VPN peut-il vraiment répondre à vos attentes ? Réponse dans ce test.

Chantre de la protection de la vie privée en ligne, VPN basé en Suisse, bouclier face au quatuor des géants du web, Proton est aujourd’hui l’un des services les plus réputés en matière de confidentialité. Ce n’est pas seulement un VPN, mais tout un écosystème avec une véritable boîte à outils pour protéger ses données : boîte mail chiffrée, stockage cloud sécurisé, gestionnaire de mots de passe et surtout un VPN.
C’est ce dernier qui nous intéresse ici, reste à savoir si en 2026, Proton VPN est toujours à la hauteur de sa réputation.
Proton VPN : un bastion suisse de la vie privée en ligne, mais jusqu’à quand ?
Proton, ce n’est pas un VPN avant tout. Le premier service créé par Andy Yen et son équipe de scientifiques du CERN (Organisation européenne pour la recherche sur le nucléaire) fut Proton Mail. À l’époque, les révélations d’Edward Snowden et le scandale de Cambridge Analytica heurtaient les consciences sur l’ampleur de la surveillance d’internet et de l’utilisation non-consentie de nos données personnelles. Des thématiques qui continuent de résonner aujourd’hui. Proton fut créée en tant qu’alternative saine aux GAFA et surtout pour réellement protéger la confidentialité en ligne.
Une campagne de financement participatif et 500 000 dollars récoltés plus tard, Proton Mail voit le jour en 2014 afin de sécuriser les échanges de militants, d’opposants politiques et de journalistes. Mais quand bien même la messagerie parvient à chiffrer les échanges, elle est sujette à des failles si la connexion internet est exposée. C’est dans l’optique d’offrir une couche de sécurité supplémentaire à Proton Mail que Proton VPN voit le jour en 2017. Proton Calendar et Proton Drive n’ont pas tardé à suivre. Tous ces outils sont regroupés dans le giron de la société suisse Proton Technologies AG.

Malgré un marché déjà fortement concurrentiel à l’époque, Proton VPN rencontre rapidement un succès en Europe grâce à son positionnement anti-GAFA d’une part et sa formule freemium de l’autre. Proton VPN gagne encore en crédibilité en 2020 avec le passage à l’open source, permettant à n’importe qui de vérifier qu’il n’existe pas de backdoors. Les années qui suivent, Proton VPN continue d’innover en adoptant WireGuard et en lançant ses propres technologies telles que VPN Accelerator et Stealth. Mais depuis le début, Proton VPN devait sa réputation au fait que la société soit soumise à la législation suisse.
La Suisse est reconnue comme étant une forteresse de confidentialité avec le respect de la vie privée comme loi d’airain, mais ce n’est plus l’avis de Proton AG depuis l’été 2025, lorsqu’un projet de loi sur la surveillance des données fut soumis par l’exécutif. Quand bien même elle est contestée dans les chambres législatives, cette loi a grandement affaibli la réputation numérique de la Suisse. Elle a même poussé Proton à geler ses investissements en Suisse et à vouloir déménager la majeure partie de ses infrastructures en Allemagne et en Norvège.
Politique de confidentialité : Proton VPN est-il fiable ?
Proton VPN est reconnu comme ayant l’une des politiques de confidentialité les plus strictes du marché. Pour en donner une petite idée, il fait partie des VPN recommandés par la Freedom of the Press Foundation aux côtés de Mullvad VPN, Windscribe ou IVPN, en partie parce que son siège social se trouve en Suisse, pays qui n’est pas membre des 14 Eyes. L’histoire de Proton VPN est étroitement liée à la liberté de la presse, souvent utilisé par les journalistes pour contourner la censure d’État ou protéger leur identité.
Sur sa politique de confidentialité, Proton VPN s’engage sur l’absence de logs, c’est-à-dire que l’historique d’activité, l’adresse IP, la durée des sessions sur Proton VPN, les informations de localisation ou encore les communications ne sont pas enregistrées. Pour appuyer sa crédibilité, Proton VPN publie les audits de sa politique no-log ainsi qu’un Warrant Canary, un document attestant que l’entreprise n’a pas répondu favorablement aux injonctions judiciaires des autorités suisses ou de celles d’autres pays.
Proton VPN précise bien toutefois conserver les données nécessaires à la gestion des abonnements, soit l’adresse mail (qui peut être anonyme) et les informations de paiement (hormis si le paiement est réalisé en espèces ou en cryptomonnaie).
Concernant les serveurs, Proton VPN fait le choix de ne pas adopter des serveurs 100 % RAM contrairement à la plupart de ses concurrents, mais de s’appuyer sur des disques durs chiffrés avec LUKS (Linux Unified Key Setup), AES-256 et des clés de chiffrement complexes conservées hors serveurs. Ces serveurs sont donc plus résistants aux cyberattaques, mais moins face aux saisies ordonnées par la justice.
En parlant de justice, Proton a justement déjà fait l’objet de critiques pour avoir permis l’arrestation de militants grâce aux données de leur compte Proton Mail. C’est arrivé en France en 2021 et plus récemment encore aux États-Unis. Mais contrairement à Proton Mail, Proton VPN n’est pas soumis à la loi suisse sur la conservation des données. Par ailleurs, le Warrant Canary indique bien que la dernière demande légale adressée à Proton VPN et approuvée par les autorités suisses remonte à 2019, mais qu’elle n’a abouti sur rien étant donné que Proton VPN n’avait pas en sa possession les informations demandées.
En résumé, nous avons :
- Un VPN no-log certifié par des audits externes indépendants
- Basé en Suisse, pays en dehors de l’Alliance des 14 Eyes mais recevant quand même des demandes légales d’autres pays
- Totalement open source, comme toutes les applications Proton
- Doté de serveurs chiffrés résistants aux cyberattaques
- Permettant d’être anonyme avec une adresse mail Proton neuve et les paiements en espèces ou bitcoins
Quasiment que de points positifs, Proton VPN est parfaitement recommandable sur la confidentialité.
Interface : mode Nuit Éternelle activé !
Un compte Proton VPN permet de sécuriser jusqu’à 10 appareils (à partir de la formule Plus) sur quasiment autant d’OS :
- Windows (Windows 10 ou version ultérieure, 64 bits) ;
- macOS (Sierra 10.12 ou version ultérieure) ;
- Android (Oreo 8.0 ou version ultérieure – disponible sur Play Store mais aussi en fichier .apk sur F-Droid et Github pour celles et ceux qui veulent se passer de compte Google) ;
- iOS/iPadOS (version 17.0 ou ultérieure) ;
- tvOS (version 17.0 ou ultérieure) ;
- visionOS (version 1.0 ou ultérieure) ;
- Linux (Ubuntu, Debian et Fedora) ;
- FireOS (version 7.0 ou ultérieure) ;
- Chromebook, Android TV et Google TV directement sur le Play Store ;
- Chrome (et autres navigateurs basés sur Chromium) et Firefox en tant qu’extension.
Concernant l’application elle-même, il est possible d’en télécharger les versions bêta. Il faut pour cela se rendre dans le menu Préférences (ou Réglages dans macOS), et dans l’onglet Général, cocher Accès en avant-première.
Passons à l’interface, ici sur macOS. Proton VPN se contente d’une unique fenêtre nous emmenant sur une carte du monde avec les pays couverts indiqués par des triangles violets. À gauche, une colonne où choisir les emplacements et serveurs auxquels se connecter ainsi que quatre fonctionnalités (Secure Core, NetShield, Kill Switch et Redirection de port) à activer en un clic.

L’onglet Profils de la colonne permet quant à lui de personnaliser ses préférences lors de la connexion automatique à un serveur. On peut décider du pays dudit serveur, de son type (Secure Core, P2P, Tor) et du protocole VPN désiré. À savoir que sur la version mobile de l’application, plusieurs profils de serveurs sont configurés par défaut (streaming US, jeux vidéo, anti-censure, sécurité maximale, etc…). En dehors des profils de configuration, Proton VPN donne la possibilité de se connecter par défaut au serveur le plus rapide ou à un serveur aléatoire.

Globalement, il n’y a pas grand-chose à dire de l’interface bureau de Proton VPN. Le design est sobre, intuitif et mise sur un mode sombre permanent. Toutefois, sur macOS, les paramètres gagneraient à être directement accessibles sur l’interface au lieu de devoir fouiller dans la barre des menus. De même pour certains services disponibles uniquement sur le site web de Proton comme l’accès au service client ou la gestion de son abonnement.
L’interface mobile de Proton VPN : plus esthétique que le mode bureau
Étonnamment, l’interface mobile de Proton VPN (ici sur Android) est mieux léchée. Nous avons là un design plus attrayant qui sacrifie toutefois la possibilité de se connecter à un emplacement directement sur la mappemonde. Le thème peut également passer du sombre au clair contrairement à l’interface sur macOS.
L’interface mobile est découpée en quatre onglets : Accueil (mappemonde statique et connexion par défaut), Pays (liste des emplacements et des serveurs), Profils (configuration des profils des serveurs) et Paramètres (fonctionnalités du VPN). En plus du design, l’ergonomie est aussi mieux optimisée.

Enfin, une astuce bien sympathique pour finir : un widget Proton VPN existe sur Android et iOS/iPadOS. Il permet de se connecter à un serveur VPN sans passer par l’application, mais ne permet pas de le choisir. La connexion est établie par défaut avec le serveur le plus rapide ou l’un de ceux figurant dans l’historique de connexion.
Sécurité : Proton VPN mérite-t-il toutes ces louanges ?
Prêchant pour la protection des données personnelles et la confidentialité en ligne, Proton VPN se doit d’être parfaitement optimisé niveau sécurité. Au fur et à mesure, le VPN suisse est passé de la sécurité aux performances pour être un service polyvalent, capable aussi bien de protéger les appareils que d’assurer une vitesse de connexion optimale.
Voici à l’heure où sont écrites ces lignes les fonctionnalités disponibles sur Proton VPN :
- Secure Core (Multihop) : le Multihop fait passer le trafic VPN par deux serveurs au lieu d’un afin de renforcer le niveau de confidentialité. Le Secure Core est légèrement différent dans le sens où il s’agit d’un Multihop amélioré. Les serveurs Secure Core sont situés dans des pays respectueux de la vie privée (Suède, Islande, Suisse), dans des sites ultra-sécurisés comme un data center souterrain ou une ancienne base militaire.
- Kill Switch : une fonction vitale présente sur tout bon VPN. Le Kill Switch est un bouton d’arrêt d’urgence qui coupe la connexion internet d’un appareil en cas d’interruption inopinée du trafic VPN, et ce afin d’éviter une fuite de données. Proton VPN se dote aussi d’un Kill Switch permanent qui oblige à se connecter à un serveur VPN afin d’avoir une connexion internet.
- Split Tunneling (encore en phase d’expérimentation sur macOS) : ou tunnelisation fractionnée. Cet outil aujourd’hui commun chez les VPN permet de choisir quels sites et applications doivent bénéficier de la protection du VPN au lieu de chiffrer l’intégralité du trafic. Ceci permet un usage beaucoup plus flexible du VPN et garder des performances optimales pour les usages qui en ont besoin.
- NetShield (filtrage DNS) : une simple protection qui bloque les publicités, les trackers et les malwares afin de protéger un appareil et économiser de la bande passante.
- VPN Accelerator : ce n’est pas réellement un outil de sécurité mais plutôt le genre qui comble les défauts des chiffrements. VPN Accelerator divise un trajet VPN en plusieurs segments plus courts et utilise l’algorithme de contrôle de congestion BBR pour réduire la latence. Proton VPN affirme que les débits peuvent s’en retrouver boostés jusqu’à 400 %.
- Redirection de ports : cette fonction est de moins en moins proposée par les fournisseurs de VPN pour des raisons de sécurité. Elle est notamment utilisée pour le torrenting afin d’avoir de meilleurs débits.
- Routage alternatif : une fonction exclusive de Proton VPN qui permet au trafic VPN de chercher automatiquement un chemin détourné pour contourner un blocage et établir une connexion.
- Gestion du NAT strict/modéré : NAT pour Network Address Translation, il agit comme une protection dont il est possible de gérer le degré. On peut passer d’un NAT strict qui agit comme un pare-feu pour votre appareil, à un NAT modéré qui permet aux gamers d’avoir une meilleure connectivité et d’utiliser le chat vocal lors de parties multijoueurs tout en profitant de la protection du VPN.
- Support IPv6 : Permet au trafic IPv6 de passer par le tunnel VPN.
- Proton Sentinel : réservé aux formules professionnelles et aux utilisateurs ayant besoin d’un haut niveau de sécurité (journalistes, opposants politiques, responsables d’ONG…). Les comptes Proton Sentinel sont surveillés en permanence par l’IA et des équipes d’experts en cybersécurité afin d’offrir un niveau de sécurité supérieur à ce que peut offrir le VPN seul.
Enfin, Proton VPN dit développer une nouvelle architecture pour son VPN afin d’être en mesure de proposer le chiffrement post-quantique à l’instar de Mullvad VPN.
Protocoles VPN : Adieu OpenVPN
Proton VPN fait peau neuve sur ses protocoles afin de moderniser son infrastructure. Début 2026, le VPN suisse recommande à ses utilisateurs de tirer un trait sur OpenVPN qui n’est d’ailleurs plus supporté par l’application mobile Android. L’abandon d’OpenVPN qualifié de protocole désuet, lourd et lent est une tendance qui prend forme dans l’industrie des VPN.
Proton VPN recommande à ses clients de se tourner désormais vers WireGuard, un protocole plus moderne, rapide et sécurisé. Il n’est cependant pas compatible avec des routeurs d’anciennes générations, ce qui pousse à moderniser nos équipements vers des appareils plus sécurisés.
WireGuard est par ailleurs le protocole VPN configuré par défaut lorsque l’on se connecte à un serveur, il fonctionne normalement avec une couche de transport UDP qui peut ici être changée en TCP pour garantir la fiabilité de la connexion.

Le protocole IKEv2 est également disponible, avec un haut niveau de performances et de sécurité. Celui-ci est surtout recommandé pour les appareils mobiles grâce à sa capacité à rester stable, même en cas de changement de réseau, d’un point d’accès Wi-Fi à la 5G par exemple. Mais à l’instar de WireGuard, il ne garantit pas la fiabilité de la connexion puisqu’il utilise les ports UDP 500 et UDP 4500 qui sont souvent bloqués par les pare-feux. Chose étrange, IKEv2 n’est pas disponible sur Android, un OS d’appareil mobile…
Enfin, Proton VPN a depuis 2022 son propre protocole propriétaire baptisé Stealth. Celui-ci comble justement les défauts de WireGuard et d’IKEv2 en ajoutant une couche d’obfuscation au trafic VPN. Grâce à Stealth, il est possible de contourner les pare-feux et la surveillance du trafic internet, le trafic VPN étant camouflé pour passer pour du trafic HTTPS classique. Un chiffrement qui peut peser sur la connexion, mais il est possible d’y remédier grâce à VPN Accelerator qui est compatible avec Stealth.
À lire aussi :
Quels sont les meilleurs protocoles VPN ? Le guide complet pour tout comprendre et bien choisir
Tests de fuite : Un Kill Switch défaillant sur certains OS
Pour en finir sur la sécurité, nous avons soumis Proton VPN à plusieurs tests de fuite : un test de fuite DNS (quand les activités en ligne sont exposées aux yeux des FAI), un test de fuite WebRTC (l’adresse IP est exposée au site web) et un test de fuite IPv6. Proton VPN passe les trois tests avec succès :



Nous avons également testé la fiabilité du Kill Switch. Il faut pour cela se rendre sur un site qui affiche l’adresse IP et de simuler une coupure de VPN, et rafraîchir le site ensuite. Et là, c’est la déception. Avec cette méthode, le site se rafraîchissait sans mal pour afficher notre adresse IP véritable alors que le Kill Switch est censé couper la connexion internet.

Même chose lorsque le VPN reste actif sur un autre test. Lorsque nous basculons d’un serveur à l’autre avec le Kill Switch activé, il est arrivé plusieurs fois que le site ci-dessus affiche la vraie adresse IP pendant la transition. Ce qu’a reconnu Proton VPN sur ce fil Reddit, puisque cette faille a récemment été rendue publique par le site Privacy Guides.

C’est un problème qui touche particulièrement macOS et iOS, Apple faisant en sorte que ses services propriétaires puissent contourner le VPN et profiter d’une bonne connectivité en priorité. Une solution serait d’activer le Kill Switch permanent pour sécuriser à fond sa connexion. Problème : cette fonctionnalité n’est présente que sur Windows et Linux.
À lire aussi :
Kill Switch : c’est quoi cet outil VPN et pourquoi est-il vital de l’activer ?
Serveurs et performances : l’un des plus vastes réseaux de serveurs
Proton VPN est à l’heure actuelle l’un des VPN avec le plus grand parc de serveurs, devancé uniquement par l’américain PIA et son réseau qui compterait plus de 35 000 serveurs. Le VPN suisse s’appuie sur un parc de plus de 18 600 serveurs répartis dans 129 pays, avec 30 % d’entre eux regroupés aux États-Unis. La couverture géographique est extrêmement étendue, avec des serveurs situés même dans des pays avec un haut niveau de censure comme la Russie, l’Irak, le Turkménistan et l’Érythrée.
Ces serveurs offrent un débit maximal de 10 Gb/s et utilisent des disques durs chiffrés au lieu d’être 100 % RAM. Proton VPN les divise en plusieurs catégories : ceux dédiés au streaming (donc des serveurs obfusqués), au P2P et enfin des serveurs qui routent le trafic vers le réseau Tor afin de pouvoir naviguer sur des sites normalement bloqués par les FAI. Proton VPN a également une poignée de serveurs (plus de 130) dédiés à sa fonctionnalité Secure Core.
Pour ce qui est des performances, nous avons effectué une série de plusieurs séries de speedtests pour voir ce qu’il en était. Ceux-ci ont été réalisés avec un PC portable (Apple MacBook Air 13 M3) branché en filaire avec un débit limité à 1 Gb/s symétrique et avec l’application Speedtest by Ookla. Voici nos résultats avec des tests réalisés sur des serveurs localisés aux quatre coins du monde avec le protocole WireGuard et VPN Accelerator activé. Les serveurs sont choisis par défaut (hormis la France) par l’application à chaque localisation et les meilleurs résultats sont relevés.
| Proton VPN | Débit descendant | Débit montant | Latence |
| Sans VPN | 940 Mb/s | 941 Mb/s | 2 ms |
| France (Marseille) | 617 Mb/s | 882 Mb/s | 22 ms |
| États-Unis (Boston) | 555 Mb/s | 514 Mb/s | 162 ms |
| Canada (Montréal) | 415 Mb/s | 77,3 Mb/s | 166 ms |
| Australie (Perth) | 580 Mb/s | 163 Mb/s | 404 ms |
| Japon (Tokyo) | 520 Mb/s | 181 Mb/s | 459 ms |
| Corée du Sud (Séoul) | 513 Mb/s | 142 Mb/s | 438 ms |
| Taïwan (Taipei) | 509 Mb/s | 209 Mb/s | 313 ms |
| Brésil (Sao Paulo) | 566 Mb/s | 467 Mb/s | 201 ms |
| Inde (Mumbai) | 337 Mb/s | 335 Mb/s | 300 ms |
| Afrique du Sud (Johannesburg) | 579 Mb/s | 275 Mb/s | 354 ms |
Les chiffres ont parlé, Proton VPN affiche des performances excellentes. Aucune anomalie n’est à signaler au niveau des latences relevées et le cocktail WireGuard (couche de transport UDP) + VPN Accelerator nous permet de passer la barre des 500 Mb/s sur les serveurs japonais et australiens. Seul le Canada donne des chiffres incohérents, sûrement à cause d’un problème de routage ou au niveau des serveurs eux-mêmes.
Grâce au VPN Accelerator, la transmission du trafic internet est optimisée de sorte à ce qu’elle ne s’essouffle pas en plein milieu du speedtest. Pour donner une idée, voici deux tests de vitesse sur un serveur sud-coréen, l’un avec VPN Accelerator, l’autre sans :
- Avec VPN Accelerator : 513 Mb/s en descendant ; 142 Mb/s en montant ; 438 ms de latence.
- Sans VPN Accelerator : 302 Mb/s en descendant ; 52 Mb/s en montant ; 438 ms de latence.
La latence ne bouge pas, mais sans VPN Accelerator, les débits descendants sont quasiment divisés par deux, et même par trois s’agissant des débits montants.
Pour la bonne mesure, nous avons effectué également quelques speedtests avec l’application mobile (avec un Samsung Galaxy S24 Ultra connecté au Wi-Fi 6) :
- Sans VPN : 1 480 Mb/s en descendant ; 710 Mb/s en montant ; 2 ms de latence.
- France (Paris) : 401 Mb/s en descendant ; 245 Mb/s en montant ; 8 ms de latence.
- États-Unis (Boston) : 429 Mb/s en descendant ; 238 Mb/s en montant ; 122 ms de latence.
- Australie (Perth) : 351 Mb/s en descendant ; 125 Mb/s en montant : 397 ms de latence.
- Japon (Tokyo) : 367 Mb/s en descendant ; 203 Mb/s en montant ; 303 ms de latence.
Sur le mobile, la baisse de performances avec le VPN activé est bien marquée. Nous parvenons toutefois à obtenir peu ou prou les mêmes débits, peu importe que le serveur soit à 10 ou 10 000 km de nous, ceci grâce au VPN Accelerator. Ces débits devraient largement suffire à des usages simples, d’autres comme le jeu en ligne sont en revanche proscrits.
Service client : un support des plus simples et des plus réactifs
Le service client de Proton VPN n’est pas le plus développé du marché. Pour commencer, il n’est pas intégré directement dans l’application bureau, il faut obligatoirement passer par le site web de Proton pour contacter le support. L’application mobile se contente quant à elle d’une simple FAQ.
Il existe trois moyens de contacter le service client de Proton VPN :
- Le formulaire de contact : Le problème doit y être décrit en au moins 100 caractères et peut être rédigé en français. Une réponse est ensuite envoyée sur l’adresse mail renseignée.

- Adresse mail : Le support peut être directement contacté via l’adresse support@protonvpn.zendesk.com.
- Chat en live : Uniquement pour les abonnements payants sur le tableau de bord. Il faut se rendre sur son identifiant en haut de la page, un encart apparaît et vous propose de Discutez avec nous pour ouvrir le live chat. La communication doit cependant se faire en anglais.
Le contact via le live chat est le moyen le plus rapide d’avoir une réponse du support. Nous avons pu y obtenir un simple renseignement en moins de cinq minutes. Pour la même demande via le formulaire de support, nous avons obtenu une réponse au bout d’une heure, ce qui représente un temps d’attente acceptable.
Enfin, une FAQ est disponible sur la page du support pour répondre aux problèmes d’ordre courant, autant sur Proton VPN que sur les autres services de la société suisse.
Prix : combien coûte Proton VPN ?
À l’instar des principaux fournisseurs de VPN, Proton essaye d’attirer de nouveaux clients sur le long terme avec des prix réduits sur les abonnements de 12 et 24 mois. Les prix sur ces derniers changent toutefois régulièrement, pouvant passer du simple au double, ou à la moitié. Nous nous contenterons alors d’indiquer le prix au mois de ces trois formules, chacune assortie d’une garantie satisfait ou remboursé les 30 premiers jours (l’abonnement n’est pas remboursé intégralement, seule la partie non utilisée) :
- Proton Free : Gratuit
- Proton VPN Plus : 9,99 euros par mois
- Proton Unlimited : 12,99 euros par mois
Proton VPN ne propose pas de période d’essai, mais a une formule freemium bridée. Cela permet d’avoir un avant-goût avant de se lancer si on a un usage vraiment minime des VPN. Il faut toutefois savoir que les serveurs de Proton Free ne couvrent que 10 pays sélectionnés aléatoirement et que la bande passante est limitée. De plus, un seul appareil peut être sécurisé.
Concernant la formule Proton Unlimited, rien de plus n’est apporté au VPN. Cet abonnement donne seulement un accès complet à toute la suite Proton (Proton VPN, Proton Pass, Proton Mail, Proton Calendar, Proton Drive, Proton Wallet, Lumo).
Au mois, Proton VPN est bien plus accessible que la plupart de ses concurrents qui font justement grimper les tarifs pour attirer les clients sur des abonnements longue durée. Mais sur les formules annuelles et bisannuelles, Proton VPN est moins économique avec un prix mensuel généralement supérieur à celui de ses rivaux. On se retrouve facilement à dépenser une centaine d’euros sur deux ans tandis que ça varie entre 50 et 80 euros ailleurs.