L’année 2026 marque un tournant pour Honor. Longtemps perçu comme l’héritier spirituel de Huawei, la marque a su s’émanciper pour proposer des produits innovants, à l’image du Honor Magic 6 Pro il y a deux ans, lequel nous avait fait forte impression en frappant fort sur la partie photo.

Avec le Magic 8 Pro, le constructeur chinois joue la carte de l’IA générative et de l’endurance extrême. Face à un iPhone 17 Pro Max
toujours plus ancré dans son écosystème et un Google Pixel 10 Pro XL qui mise tout sur le logiciel, le Magic 8 Pro tente de trouver sa voie. Et puis il y a ses compatriotes fraîchement sortis, les OnePlus 15 et Oppo Find X9 Pro, deux modèles non dénués d’intérêt.

Si le Magic 7 Pro a été en 2025 une suite logique sans surprise du très bon Magic 6 Pro, le Magic 8 Pro se révèle-t-il plus convaincant ?

Honor Magic 8 ProFiche technique

Modèle Honor Magic 8 Pro
Dimensions 75 mm x 161,2 mm x 8,3 mm
Taille de l’écran 6,71 pouces
Définition 2808 x 1256 pixels
Densité de pixels 458 ppp
Technologie OLED
SoC Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5
Puce graphique Adreno 840
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 50
Capteur 2 : 200
Capteur 3 : 50 Mp
Capteur photo frontal 50 Mp
Définition enregistrement vidéo 4K @ 120 fps
5G Oui
NFC Oui
Capteur d’empreintes Sous l’écran
Type de connecteur USB Type-C
Capacité de la batterie 6270 mAh
Poids 213 g
Fiche produit

Honor Magic 8 ProDesign

Au premier regard, le Honor Magic 8 Pro ne révolutionne pas la silhouette de ses prédécesseurs. On retrouve ce large module photo circulaire à l’arrière, désormais affublé d’un contour cranté factice pour rappeler les objectifs d’appareils photo.

Mais si on ne prête pas attention, il se confond parfaitement avec le modèle de l’an dernier. Même ses mensurations sont quasi identiques, un poil affinées tout de même. Et c’était d’ailleurs une gageure quand on sait le bond que fait la batterie sur ce modèle. Elle prend 1000 mAh de plus !!!

Pourtant, il y a quelques petits signes distinctifs, à commencer par la grande nouveauté déposée sur la tranche droite : le « Bouton IA ». Si ce dernier rappelle inévitablement le Camera Control d’Apple ou le bouton rapide d’Oppo, Honor va plus loin que son compatriote. Ce bouton est capacitif et sensible à la pression. Un double appui lance l’appareil photo, tandis qu’un glissement permet de gérer le zoom avec précision.

Et puis il ne sert pas qu’à l’appareil photo. Via MagicOS, on peut lui attribuer trois fonctions : l’une pour une pression simple, une autre pour une pression double et une tierce pour une triple pression. On peut y invoquer l’agent IA d’Honor, la capture intelligente, l’amélioration des photos par IA, Souvenirs IA ou Google Lens.

Comme on l’a dit, il est légèrement plus fin que le 7 Pro avec une épaisseur de 8,3 mm. Plus léger aussi, il offre une bonne prise en main, notamment grâce à ses courbes : son écran et son dos sont incurvés sur les quatre bords ce qui adoucit les angles et rend la prise en main très agréable et confortable, même pour une utilisation à une main.

Côté robustesse, Honor nous offre une certification IP69K, venant s’ajouter aux classiques IP68 et IP69. Le smartphone est donc théoriquement capable de résister à des jets d’eau chaude sous haute pression. L’écran est protégé par le verre NanoCrystal Shield, que la marque annonce comme plus résistant que jamais aux chutes.

On ne s’épanchera pas plus sur le design. Il est convenu, s’améliore par petites touches, mais n’est pas une révolution. La concurrence ose plus sur cette génération.

Quant au module photo, il est massif, le sera trop pour certains, mais c’est l’identité même de ce smartphone. Au moins, il garde le téléphone bien en place quand il est posé et ne gêne pas l’utilisation. Ça peut même être un point d’appui quand on le tient.

Honor Magic 8 ProÉcran

Le Magic 8 Pro opte pour une dalle OLED de 6,7 pouces (2808 x 1256 pixels), légèrement plus petite que celle du modèle précédent. Ce choix, bien que curieux, permet une prise en main un peu plus aisée. L’écran conserve un taux de rafraîchissement dynamique de 1 à 120 Hz (LTPO) et une luminosité de pointe qui flatte la rétine, même en plein soleil.

Honor annonce une luminosité en pic de 6000 nits. On a bien entendu voulu vérifier. Armé de ma sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays j’ai relevé 4629 nits en HDR ! Jamais cette courbe n’avait autant décollé dans nos tests. En SDR, on atteint 1099 nits, plus sage, mais correct. Et pour ceux qui consultent leur téléphone au fond du lit, on peut descendre jusqu’à 2 nits.

Bien échaudé par ces bons résultats, on pousse plus avant les investigations. Qu’en est-il de la colorimétrie ? Le schéma de couleurs Normales est le plus uniforme avec un DeltaE moyen de 3,31 en SDR et 6,72 en HDR. Mince, ce n’est pas la catastrophe, mais pas impeccable non plus. Pour rappel, sous 3 en SDR et 6 en HDR, l’oeil humain est trompé et ne voit plus les différences. Ici, on est au-dessus.

L’échelle de gris est bonne, mais le reste est un peu trop poussé, surtout les couleurs pétantes comme le jaune, vert, rouge et cyan. L’image est flatteuse, mais pas parfaitement réaliste. Néanmoins, on contrebalance avec un outil qui permet de personnaliser les couleurs selon sa vue, un procédé qui me rappelle la personnalisation du son sur les écouteurs Jabra et Oppo. Bonne idée.

Côté température des couleurs, on est à 6315K, ça tire donc un peu vers le jaune.

Enfin, les espaces colorimétriques sont couverts à 105% pour le sRGB et 70% pour le DCI-P3. On aurait aimé avoir mieux sur ce dernier pour avoir un rendu plus fin dans les nuances de tons.

Honor insiste particulièrement sur le confort oculaire. On retrouve les technologies de PWM dimming à haute fréquence pour réduire le scintillement et la fatigue visuelle. Dans le même menu dédié, on trouve l’affichage nocturne, un soin de défocalisation ou encore un filtre anti lumières bleues. C’est complet. Et puis, il y a aussi un petit bonus avec la détection de lumière vacillante, permettant de faire le tri dans ses ampoules.

Honor Magic 8 ProPerformances

Sous le capot, le Magic 8 Pro embarque la toute nouvelle puce Snapdragon 8 Elite Gen 5. Gravé en 3 nm, ce SoC promet des gains de performances significatifs, notamment en jeu vidéo.

Couplé à 12 Go de RAM et 512 Go de stockage (en UFS 4.1) sur notre modèle, le smartphone ne flanche jamais, même lors de sessions de jeu intensives sur des titres gourmands comme Genshin Impact. Là, toutes options graphiques poussées à fond, il tient le 60 fps sans faillir.

Et les benchmarks parlent d’eux-mêmes. De notre classement, c’est le second smartphone plus performant du moment, au coude-à-coude avec l’iPhone 17 Pro et le OnePlus 15 et juste derrière le Redmagic 11 Pro et son watercooling unique en son genre.

Moyennes normalisées de différents benchmarks.

Bref, de la puissance, on en a à revendre. Et le mieux, c’est qu’on en dispose sur la durée. Je reprends mon exemple des jeux. Au bout d’une heure de session, le téléphone a chauffé, mais tient toujours ses promesses. La gestion calorifère est exemplaire avec un throttling qui tarde à apparaître et qui reste mesuré. Un exemple en la matière.

Idem pour la chaleur ressentie. Bien que le pourtour du module photo ait tendance à chauffer lors d’une utilisation prolongée du GPU. Nous avons relevé au une température maximum de 37°C à pleine charge sur l’écran. C’est totalement supportable.

Honor Magic 8 ProLogiciel

Dès le premier déverrouillage, c’est criant : Honor aime iOS. L’interface de MagicOS 10 mise sur une esthétique translucide, des effets de flou et des animations léchées comme l’OS d’Apple. C’est beau et fluide, mais ça manque un peu d’identité propre. On retrouve notamment cette séparation entre le panneau de notifications et le centre de contrôle, une ergonomie typique aussi des iPhone. Toujours possible de modifier ça dans les menus.

La Magic Capsule, cette interface logicielle entourant la pilule frontale, singe elle aussi la Dynamic Island d’Apple. Elle reste cependant pratique pour garder un œil sur un minuteur ou gérer sa musique sans ouvrir l’application dédiée.

Oui, on est proche de ce que fait Cupertino, mais c’est bien fait.

Une fluidité exemplaire

L’optimisation logicielle est le gros point fort de ce Magic 8 Pro. Les applications s’ouvrent instantanément et le suivi du regard pour interagir avec les notifications apporte une touche de futurisme bienvenue. La sécurité est également au rendez-vous avec une gestion logicielle de la reconnaissance faciale 3D exemplaire, permettant notamment de valider des paiements bancaires, une rareté sur le marché Android.

Tout n’est pas rose, la gestion de l’énergie reste agressive : le système n’hésite pas à « tuer » des applications en arrière-plan, quitte à retarder certaines notifications importantes.

Enfin, Honor honore son engagement en poursuivant la même politique de mises à jour avec 7 ans de support tant logiciel que de sécurité. Un des rares avec Google et Samsung.

L’IA au cœur du système

Honor dope son système de nouvelles fonctions IA. Le Magic 8 Pro embarque ainsi un Agent IA censé comprendre le langage naturel pour régler tous ses paramètres. Idéal pour ne pas se perdre dans les menus ! Oui, mais dans les faits, si baisser la luminosité à la voix fonctionne tout comme activer ou désactiver Bluetooth et Wi-Fi, l’assistant peine sur des requêtes plus complexes, assénant un sempiternel : « Redirection vers l’écran Paramètres… Une opération manuelle est requise ».

Le Volet Magique est plus abouti. Le principe ? Vous recevez une adresse par SMS, vous maintenez votre doigt sur le message et vous la glissez vers le bord de l’écran : MagicOS 10 fait apparaître une barre latérale suggérant Google Maps. Plus qu’à déposer pour que l’adresse soit nettoyée et s’affiche dans Maps. C’est fluide, intuitif et cela évite les incessants copier-coller. À noter qu’on peut aussi entourer des zones avec l’articulation du doigt pour une sélection plus large.

Côté sécurité, Honor dégaine une arme originale : la détection de Deepfake en temps réel. Traitée localement sur la puce du téléphone, cette fonction analyse vos appels audio/vidéo pour vous alerter en cas de manipulation suspecte. C’est une initiative de sécurité proactive que nous aimerions voir plus souvent chez la concurrence.

Pêle-mêle on trouve aussi :

  • Texte Magique : extrait intelligemment le texte présent dans les images ou sur l’écran pour vous permettre de le copier ou de l’utiliser directement.
  • Sous-titres IA : génère des transcriptions textuelles en temps réel pour les contenus audio et vidéo diffusés sur l’appareil.
  • Traduction IA : traduction instantanée pour les conversations en direct ou les textes affichés à l’écran, agissant comme un interprète personnel.
  • Traduction d’appel : traduction des appels téléphoniques en temps réel, permettant à chaque interlocuteur de parler et d’entendre la conversation dans sa propre langue.
  • Rédaction IA : composition, reformulation ou résumé de textes et de messages.

On a aussi des interactions comme le suivi des yeux qui déploie une notification si on regarde l’écran quand elle apparaît, mais aussi les gestes aériens pour piloter son téléphone sans le toucher.

Honor Magic 8 ProPhoto

C’est ici que Honor joue sa plus grosse carte. Son système « AiMAGE » s’appuie sur trois capteurs arrière et un avant :

  • Capteur grand-angle de 50 MP (taille 1/1,3 pouce), ouverture fixe f/1.6, stabilisation optique (OIS).
  • Capteur périscopique de 200 MP (Samsung HP9, taille 1/1,4 pouce), ouverture f/2.6, zoom optique 3,7x, OIS.
  • Capteur ultra grand-angle de 50 MP, ouverture f/2.0, champ de vision de 122°, compatible macro (2,5 cm).
  • Capteur selfie de 50 MP (f/2.0) accompagné d’un capteur 3D ToF pour la profondeur.

Le téléobjectif est la star du show. Il offre un zoom optique natif de x3,7, mais l’algorithme permet de monter à x10 (230 mm) avec une perte de qualité très contenue et on monte au-delà à x100. Honor revendique une stabilisation optique de niveau 5.5 (norme CIPA), une prouesse pour un smartphone.

Grand-angle

On commence par une petite déception : Honor a supprimé l’ouverture variable physique du modèle précédent. Désormais, on compose avec une ouverture fixe à f/1.6. Certes, c’est très lumineux et le grand capteur de 1/1,3 pouce fait des merveilles en termes de dynamique et de piqué. Le rendu par défaut est volontairement vibrant : c’est flatteur, c’est saturé, c’est taillé pour Instagram. L’autofocus est une pile électrique, permettant de saisir l’instant sans aucun flou de bougé.

Le problème, c’est quand l’IA s’en mêle. Honor a la main lourde sur la netteté forcée. Résultat ? On se retrouve avec des halos autour des bâtiments et des artefacts numériques dès que l’on commence à cropper dans l’image. Pire, de nuit, le téléphone veut tellement éclairer la scène qu’il en oublie que… bah, c’est la nuit. En transformant les scènes sombres en quasi-journée, le logiciel tue l’ambiance et le réalisme. C’est dommage, car la base matérielle est excellente.

Portrait

Côté Portrait, le partenariat avec le Studio Harcourt porte ses fruits. Le détourage est impeccable (même sur les chevelures compliquées) et le rendu des peaux évite l’aspect trop pâle. En utilisant le zoom (x2, x3,7 ou x7,4), on obtient un bokeh naturel et une compression de perspective très flatteuse.

De nuit, le rendu reste très bon, mais on note parfois un léger manque de détails fins sur les visages par rapport aux meilleurs du secteur. La mise au point peut aussi s’avérer capricieuse sur des scènes complexes.

Ultra grand-angle

L’ultra grand-angle assure une belle cohérence colorimétrique, mais il perd en superbe dès que le soleil se couche. Sa gestion de la distorsion est correcte, mais on note vite des pixels plus baveux sur les bords et un lissage logiciel excessif sur les textures fines comme l’herbe.

Le mode macro à 2,5 cm est présent, mais il est anecdotique face au téléobjectif, bien plus performant pour isoler un sujet proche.

Zoom

C’est là que le Magic 8 Pro met tout le monde d’accord. Ce zoom périscopique est une brute. Avec son capteur Samsung HP9 géant (pour un zoom), le niveau de détail entre x3,7x et x10 est sidérant. C’est riche en textures et la stabilisation optique est un régal pour cadrer à bout de bras.

Même en basse lumière, il continue de sortir des clichés propres là où la concurrence s’effondre. C’est l’outil parfait pour les concerts ou l’urbex nocturne.

Par contre, restons lucides sur le zoom maximal. Passé le cap des x10, l’IA « invente » des détails. Si le résultat est bluffant de loin, un œil averti verra vite l’effet aquarelle ou des textures qui deviennent artificielles. On est parfois plus proche du dessin que de la photo pure.

Selfie

Le capteur de 50 MP offre un angle large (0.8x) très pratique pour les groupes. L’exposition est maîtrisée et le HDR gère bien les ciels brûlés.

La qualité peut chuter rapidement en zone trop sombre. Surtout, l’absence d’autofocus est impardonnable à ce prix : si vous n’êtes pas à la bonne distance, vos selfies seront facilement flous.

Vidéo

Le Magic 8 Pro offre la possibilité de filmer en 4K à 120 images par seconde avec le capteur principal et le téléobjectif. Pour les amateurs de ralentis fluides et ultra-détaillés, c’est un très bon point. En revanche, pas de 8K.

En plein jour, la stabilisation est excellente, surtout en mode maximal (2,8K). Que vous marchiez ou que vous tentiez un panoramique rapide, l’image reste stable, sans effet de flottement.

Le zoom audio fait également son apparition, permettant de focaliser la captation sonore sur le sujet que vous filmez. Globalement, l’enregistrement stéréo est propre et la réduction du bruit du vent se montre efficace.

En basse lumière, la qualité vidéo chute. Le bruit numérique s’invite dans les ombres, surtout si vous utilisez l’ultra grand-angle ou le téléobjectif. Plus gênant, le rendu des couleurs peut devenir artificiel, notamment sur les tons de peau qui, trop traités, peuvent perdre en naturel.

On note également des sautes d’exposition assez sèches dès que la source de lumière change. Le téléphone peine à lisser les transitions de plage dynamique lors des mouvements de caméra, ce qui peut donner un aspect Projet Blair Witch si l’on veut.

Honor Magic 8 ProAudio

Honor n’a pas fait les choses à moitié : on retrouve ici deux haut-parleurs identiques de 12 x 16 mm. Résultat ? Une symétrie parfaite. Contrairement à beaucoup de smartphones où le haut-parleur du bas écrase celui du haut, ici l’équilibre est exemplaire. Le son est riche, détaillé, et surtout, il a du corps.

Les basses sont profondes et font vibrer le dos du téléphone, mais attention au volume. S’il est trop poussé, on note une distorsion marquée des aigus.

En communication, la captation vocale est très bonne grâce à une réduction de bruit active efficace.

Côté connectivité, Honor intègre le Bluetooth 6.0. La grande nouveauté, c’est le support d’Auracast, qui permet de partager son flux audio avec plusieurs casques ou enceintes compatibles simultanément.

Pour les puristes, tous les codecs haute définition (LDAC, aptX HD) sont de la partie. En revanche, sans surprise, la prise jack 3,5 mm brille par son absence. C’est devenu la norme.

Honor Magic 8 ProRéseau et communication

Honor a intégré sa propre puce de communication, la Honor C1+, avec une promesse simple : capter là où les autres lâchent prise.

Grâce à elle, le Magic 8 Pro affiche une très bonne stabilité de signal. Que vous soyez dans un ascenseur, un parking souterrain ou un train, le smartphone parvient à maintenir une connexion stable là où beaucoup de concurrents bégayent.

iPhone 17 Pro Max à gauche, Magic 8 Pro à droite

La puce permettrait, selon le constructeur, un gain de performance de 18 % sur le réseau cellulaire. Avec la même carte SIM j’ai répété un Speedtest sur le Magic et l’iPhone 17 Pro Max et le résultat va à l’avantage d’Honor avec 10% de perfs en plus en download et plus de 40% en upload.

Même constat d’ailleurs sur la puce Wi-Fi 7. Le Magic 8 Pro obtient de meilleurs débits en download, mais pas en upload (oui, mon réseau n’est pas terrible dans mon bureau).

En appel, les micros filtrent efficacement les bruits parasites pour une voix naturelle et intelligible.

On salue également la flexibilité totale du support SIM avec deux slots physiques et deux eSIM. Deux utilisables en même temps, c’est la seule limite.

Enfin, la géolocalisation est rapide en extérieur, mais ça se complique dans les bâtiments. La précision chute et ça devient compliqué de se repérer dans un grand centre commercial, par exemple.

Honor Magic 8 ProBatterie

S’il y a bien un domaine où Honor veut donner des leçons à Apple et Samsung, c’est l’endurance. Pour ce Magic 8 Pro, la marque utilise sa batterie silicium-carbone (Si/C) de nouvelle génération. L’idée ? Caser une plus grosse capacité dans un châssis qui reste svelte (8,3 mm). Mais attention, selon que vous l’achetiez à Paris ou à Pékin, vous n’aurez pas tout à fait le même réservoir sous le capot.

Et oui, la version européenne du Magic 8 Pro embarque 6270 mAh, soit près de 1000 mAh de moins que la version chinoise qui culmine à 7200 mAh. C’est frustrant, mais on se console en se disant que c’est déjà 1000 mAh de plus que le Magic 7 pro !

Et nos mesures sont éloquentes : sur le benchmark PCMark, le téléphone tient 14h17. C’est un joli bond par rapport au Magic 7 Pro qui s’arrêtait à 12h26.

Sur Netflix, on est parmi les meilleurs avec 10% d’engloutis en 2h30 de film avec toujours un écran calé à 250 nits et le rafraîchissement en auto.

En jeu vidéo, on a fait tourner Genshin Impact pendant une heure. Encore 10 %.

Concrètement, vous tiendrez deux jours sans forcer en usage modéré, et une très grosse journée en usage intensif. Ce n’est pas du tout le meilleur de sa catégorie, mais il tient sa place.

Charge 100 W : Vite fait, bien fait

Côté recharge, la SuperCharge 100 W fait le job. Comptez environ 26 minutes pour récupérer 50 % et moins de 50 minutes pour le plein complet. C’est véloce, d’autant que l’appareil se montre plutôt conciliant avec les chargeurs tiers grâce au support du standard USB-PD 3.1. En sans-fil, on grimpe à 80 Watts, mais comme pour le filaire, il faudra repasser à la caisse pour en profiter pleinement avec un chargeur compatible.

Honor Magic 8 ProPrix et disponibilité

Le Magic 8 Pro est lancé ce 29 janvier en France en trois coloris : Sunrise Gold, Sky Cyan et Black. Il est disponible à partir de 1299 euros. Bonne nouvelle donc pour ses acheteurs, Honor gèle ses tarifs en conservant ceux de l’an dernier. La pénurie de RAM ne nous touche pas encore. Peut-être sur la prochaine génération.

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