Que manquait-il à la gamme Asus Zenbook Duo, que nous voyons sur le marché depuis près de 2 ans maintenant ? La réponse était toujours la même : plus de puissance. Il faut dire qu’un concept de PC portable à deux écrans OLED intégré appelle forcément l’idée de produire dans des conditions parfaites en mobilité. Et pour cela, une simple puce mobile peut être limitante.
Entre en jeu l’Intel Core Ultra X9 388H, et surtout sa partie graphique Intel Arc B390 à 12 unités de calcul qui promet énormément. De quoi enfin libérer le potentiel de ce format novateur ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.
Fiche technique
| Modèle | ASUS Zenbook DUO (UX8407) |
|---|---|
| Dimensions | 310,1 mm x 23,4 mm |
| Définition | 2880 x 1800 pixels |
| Technologie d’affichage | OLED |
| Écran tactile | Oui |
| Processeur (CPU) | Core Ultra X9 388H |
| Puce graphique (GPU) | Intel ARC Graphics |
| Mémoire vive (RAM) | 32 Go |
| Mémoire interne | 2048 Go |
| Apparence | Céramique |
| Système d’exploitation (OS) | Microsoft Windows 11 |
| Poids | 1650 grammes |
| Profondeur | 208,6 mm |
| Fiche produit |
La machine est prêtée par Intel pour ce test.
Design
L’Asus Zenbook Duo 2026 est plus ou moins un format connu par chez nous. Si la présentation du premier modèle nous avait marqués, il faisait également partie d’une première vague cherchant à tester un nouveau format. Difficile d’établir si celui-ci a réussi à captiver les consommateurs, mais une chose est sûre : ce n’est pas de la faute de sa construction.

Sur ce modèle 2026, nous retrouvons tout ce qui nous plaisait déjà sur les références précédentes. Bien sûr, il y a en premier lieu cette charnière parfaite, ni trop rigide ni pas assez, qui permet de positionner l’ordinateur confortablement. Ce pied au dos, aussi, qui a exactement les mêmes qualités et permet de poser l’ordinateur aussi bien de manière horizontale que verticale avec aisance.

Mais la star du show reste ce clavier détachable, qui fonctionne aussi bien posé sur l’écran inférieur pour garder un aspect d’ordinateur portable classique que déconnecté et en Bluetooth, appairé automatiquement. Les connecteurs pogo lui permettent de garder constamment de la batterie, faisant qu’il est presque impossible de ne plus avoir d’autonomie disponible. Et si vous faites le choix d’être plus sédentaire que prévu, un bouton d’extinction se trouve sur le flanc gauche de celui-ci.

Cette transformabilité et cette adaptabilité à de multiples situations font la grande force et la signature de l’Asus Zenbook Duo, et la formule 2026 est simplement le raffinement absolu de cette vision première découverte il y a deux ans. Mais les sacrifices restent les mêmes. S’il est possible de fermer l’ordinateur de manière traditionnelle, clavier logé en sandwich entre les écrans, la formule est plus lourde (1,65 kg) et plus épaisse (1,96 cm) que les canons des ultraportables modernes. Pour ce qu’il offre, on lui pardonnera bien volontiers, mais il faut bien en avoir conscience pour éviter les déceptions.

Notez que l’essentiel des organes de cette machine sont, comme traditionnellement, intégrés à la base qui reste plus épaisse que l’écran supérieur.
Clavier et pavé tactile
Presque ironiquement, le clavier reste la plus grande réussite de ce format Zenbook Duo. Pour cause : les formats novateurs comme ceux-ci font souvent des petits sacrifices ergonomiques qu’il ne se permet pas. Parfaitement rigide, et donc utilisable aussi bien sur une table que sur ses genoux, il offre des switches d’une qualité similaire aux autres produits de la marque. Comprenez qu’ils peuvent être un peu mous, très légèrement, mais que leur distance d’activation est très satisfaisante.

Il en va de même pour le pavé tactile, d’une diagonale satisfaisante et très moderne et une glisse parfaite. Nous ne sommes pas sur un pavé à retour haptique, mais il est dans le haut du panier de la catégorie classique.
Connectique
À gauche, nous pouvons profiter d’un port HDMI 2.1, d’un port Thunderbolt 4 et une prise combo jack. À droite, nous avons un port USB A 3.2 Gen 2, un second port Thunderbolt 4, et le bouton d’alimentation.

Pour ce format, nous avons ici une connectique aussi diverse que possible et qui ne gênera en rien tous types d’utilisation. Certes, pour les créatifs, on aurait apprécié un lecteur de cartes SD, mais les contraintes physiques sont évidentes ici avec les deux exhausts cerclant le corps.

Seul défaut réel : ce bouton d’alimentation, très mou et qui manque de retour pour rassurer sur son appui. On aurait aimé une solution plus élégante et facile à trouver du bout des doigts.
Webcam et audio
L’Asus Zenbook Duo 2026 intègre une webcam 1080p tout à fait basique, compatible avec la reconnaissance faciale Windows Hello. Son rendu n’est pas particulièrement satisfaisant ni moderne, avec une image cotonneuse et très fortement bruitée et retouchée qui n’est pas à la hauteur de la compétition.

Il en va de même pour le son, provenant de haut-parleurs placés dans la rainure entre les deux écrans. Placement habile, et optimisation bien sentie, pour un son qui sait où il se place. Comprenez qu’il choisit la clarté au mépris de tout. L’expérience reste douce à l’oreille, bien que le volume global soit assez bas et qu’aucun signal ne ressorte vraiment. On fait ce qu’on peut avec un format pareil, et le compromis fait sens.
Écran
La star du show, ou plutôt les stars du show sur cet Asus Zenbook Duo 2026. Qu’on se le dise : les deux parties sont virtuellement parfaitement équivalentes, au point qu’après mesure, nous vous en parlerons comme d’un tout. Nous sommes donc devant deux dalles OLED de 14 pouces supportant une définition de 2880 x 1800 pixels, soit un ratio 16:10. Celles-ci sont tactiles et supportent un taux de rafraîchissement maximal de 144 Hz.

Sous notre sonde et avec le logiciel CalMAN de Portrait Displays, nous retrouvons une couverture de 112% de l’espace DCI-P3 pour 167% de l’espace sRGB. La luminosité maximale est mesurée dans le mode SDR à 472 cd/m², tout à fait correcte, pour une température moyenne des couleurs de 6379K proche de la perfection. Le delta E00 moyen est lui de 1,61, avec un décalage maximum de 3,87 sur les tons bleus rois. Autant le dire : c’est tout simplement parfait, surtout pour les créatifs.

En mode HDR, nous retrouvons un pic lumineux impressionnant de 1 071 cd/m² qui fait baver pour le cinéma. Mais hélas, comme toujours sur les PC portables, le HDR n’est pas bien calibré et la luminosité tend à nuire à la précision des images affichées. Reste que pour le grand spectacle, on peut être tenté de l’activer de temps à autre, même si nous conseillerons de rester en SDR par défaut comme le fait Asus.
Logiciel
L’expérience logicielle qu’offre Asus ne change pas d’un iota ici, ce qui est plutôt positif. Nous retrouvons MyAsus, au centre de tous les réglages, toujours très facile à lire et rempli d’explications utiles. Il y a également StoryCube, l’outil d’IA de tri d’éléments média pour les créatifs, dispensable mais sympathique.

S’il faudra certainement faire un petit nettoyage des logiciels publicitaires sur les configurations vendues sur le marché, ce n’est pas si dramatique.
Performances
Le voilà, le nerf de la guerre. Nous sommes ici enfin devant l’Intel Core Ultra X9 388H, ou la tête d’affiche de la nouvelle génération Panther Lake. Nous avons donc 16 cœurs — 4 performances, 8 efficients, 4 faible énergie — pour 16 threads pouvant turbo jusqu’à 5,1 GHz. Il est couplé à 32 Go de RAM LPDDR5X à 9 600 MT/s, et profite de cette fameuse partie graphique Intel Arc B390 à 12 unités de calcul. 1 To de stockage en PCIe 4.0 ferme la marche.
Benchmarks
Commençons sur le traditionnel Cinebench 2024, où nous retrouvons lancé à toute berzingue des scores de 1 149 points en multi core pour 130 points en single core. Ces derniers se traduisent sous Cinebench 2026 en 4 488 points multi thread pour 536 en single thread. Une petite progression sur les Core Ultra de la génération précédente pour sûr, aussi bien en single core qu’en multi core, qui n’est pas forcément la plus alléchante.

C’est en débranchant la machine et en passant dans les modes équilibré et économie d’énergie que l’on voit mieux la vraie grande nouveauté des Core Ultra 300. C’est simple : en mode équilibré, à consommation diminuée donc, nous avons… essentiellement les mêmes scores, de 4 007 points en multi pour 525 en single. Et en mode économie d’énergie, nous enregistrons une plus forte descente à 3 186 points en multi pour 507 points en single core.

Le plus intéressant ? Dans son mode d’économie d’énergie, le Core Ultra X9 388H reste plus puissant que le Core Ultra 7 255H qui score à 495 points dans son mode maximum, et est bien plus puissant que le modèle de 2025 qui enregistrait 735 points en multi pour 76 points en single sous Cinebench 2024.

Nous retrouvons essentiellement la même chose sous 3DMark Steel Nomad Light, avec un score de 6 352 points loin devant toute partie intégrée exceptée les Ryzen AI Max, qui descend à 4 971 points uniquement en mode économie d’énergie… mais reste malgré tout devant tout le monde.

Par contre… la mémoire de stockage est décevante. Si le taux de lecture est commun pour le PCIe 4.0, l’écriture à 1452 MB/s est décevante. Asus a de toute évidence dû faire une concession financière ici, potentiellement faute de mémoires flash disponibles.
En jeu
| 1080p | Black Myth: Wukong | Cyberpunk 2077 |
| Élevé, XeSS Equilibré, FG x4 | 107 FPS | 214 FPS |
| Élevé, XeSS Equilibré, FG x0 | 47 FPS | 84 FPS |
| Élevé, XeSS OFF | 34 FPS | 53 FPS |
Tout d’abord, cette génération permet de profiter de XeSS 3 et particulièrement sa génération de trames x4. Qu’on se le dise : tout est plus ou moins comparable au DLSS de NVIDIA, et fonctionne sur le même principe. Et si le modèle Transformer 2.0 fait des merveilles sur les RTX 50, le modèle CNN plus léger toujours utilisé ici permet à Intel de rester essentiellement dans le même cadre de qualité que le DLSS 3 en son temps. Fun fact : ces chiffres en Élevé sont essentiellement comparables à ce que l’on peut retrouver sur une RTX 5050 poussée en Ultra sur la partie bureau. Pour une partie graphique intégrée, c’est très alléchant.

Face à la ROG Ally X, le fleuron des PC consoles portables propulsé par le Z2 Extreme et sa partie graphique Radeon 890M invaincu pour le moment, en mode Turbo au maximum de ses performances… C’est une boucherie, tout simplement. +62% sur Cyberpunk 2077, +60% sur Miles Morales, +36% sur Monster Hunter Wilds, +71% sur Ratchet and Clank: Rift Apart et +54% sur The Witcher 3.

Le rendu XeSS étant largement supérieur au FSR 3 disponible sur les SoC AMD portables actuels, tout n’est que meilleur. Et pour enfoncer le clou, cet Intel Arc B390 a d’assez bonnes capacités en ray-tracing pour soutenir proprement Cyberpunk 2077 en RT Bas, voire RT Moyen, sans grands sacrifices visuels… On vous avait promis une boucherie, vous l’avez.
Pour les créatifs


Sur le traitement photo, la puce intégrée égale le traitement offert par une RTX 5060 mobile, ce qui est plus qu’engageant. C’est sur la vidéo qu’hélas, nous restons tout de même en retrait sur les solutions plus performantes, une RTX 5050 offrant le double de performances. Toujours est-il que comparativement à la génération précédente, nous atteignons des sommets que l’on n’imaginait pas toucher de si tôt.
Refroidissement et bruit
L’Asus Zenbook Duo de 2026 n’est pas un appareil particulièrement bruyant, même s’il se fera entendre poussé dans ses derniers retranchements de puissance. Disons que sans attendre le niveau d’un PC gamer, il reste dans la tranche haute des PC ultraportables.

La chauffe est par contre relativement bien maîtrisée en considérant ses performances. Les exhausts placés sur les deux côtés du châssis inférieurs font beaucoup pour bien redistribuer cette chaleur centrale sans gêne pour l’utilisateur, avec des degrés ne dépassant pas les habituels 50 °C sur ces formats.

Autonomie
L’Asus Zenbook Duo de 2026 nécessite un bloc d’alimentation de 100 W en USB-C suivant la norme Power Delivery, qui peut donc être remplacé par n’importe lequel suivant cette norme. Il vous faudra naturellement ces 100W pour tirer parti des performances maximales de l’appareil. La batterie intégrée est de 99 Wh, le maximum accepté en avion sur un appareil portable.

Sur un usage bureautique léger, nous retrouvons une autonomie comprise entre 14 et 15 heures… en utilisant les deux écrans simultanément. Oui, il s’agit essentiellement de l’autonomie moyenne constatée sur la génération précédente… sur un produit ayant deux écrans constamment allumés. Et pas ceux qui consomment le moins, par ailleurs.
Lorsqu’utilisé en mode PC portable simple, deuxième écran remplacé par le clavier aimanté par-dessus, nous retrouvons plutôt entre 23 et 24 heures. Un record pour le marché, tout simplement.
Prix et disponibilité
L’Asus Zenbook Duo de 2026 sera disponible au cours du premier trimestre 2026 en France, au prix de 2 799 euros pour cette version Intel Core Ultra X9 et 1 To de stockage. Une version 2 To sera quant à elle vendue 2 999 euros.